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Poésie

Archive for 7 novembre 2018

La notion de maintenant (Kurt Gödel)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2018



La notion de maintenant n’est au mieux qu’une certaine relation,
d’un certain observateur: au reste de l’Univers.

(Kurt Gödel)

 

 

 

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Le même point (Kurt Gödel)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2018



Le même point à des moments différents est « un ».
Les mains et le visage sont tout autant des aspects différents du même être
que le même homme à des moments différents.

(Kurt Gödel)

Illustration: Gustav Klimt

 

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Le temps passe (Tayama Kataï)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2018



Le temps passe
Je perçois nettement
Le bruit du temps qui passe
C’est bien ce bruit-là
C’est bien ce bruit-là

(Tayama Kataï)

Illustration: Nelly Fohr

 

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Le temps est la substance dont je suis fait (Jorge Luis Borges)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2018



Le temps est la substance dont je suis fait.
Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le fleuve ;
c’est un tigre qui me dévore, mais je suis le tigre ;
c’est un feu qui me consume, mais je suis le feu.

(Jorge Luis Borges)

Illustration

 

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Le repos (Galilée)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2018



Le repos est un mouvement rendu nul
parce qu’il est partagé.

(Galilée)

 

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Le présent (Clément Rosset)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2018



Le présent échappe à l’ordre du temps dans lequel il se faufile, tel un vif-argent,
sans jamais se laisser prendre au passé ou au futur.

(Clément Rosset)

 

 

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SONNET DU SEXE VOLANT (André Berry)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2018



Illustration: John Singer Sargent
    
SONNET DU SEXE VOLANT

En moi couché tout dort, tout dort d’un parfait somme,
Et le sang et le muscle et la moelle et les os.
Seul demeure insoumis à l’ordre des yeux clos
L’incontrôlable nerf par lequel je suis homme.

Vers celle qui l’ignore ou qui tout bas le nomme,
Toujours de gorge en mont il s’en va sans repos.
Léger dans le maintien, libre dans le propos,
L’adultère il perpètre et l’inceste il consomme.

Par ses ballons porté, lourd ensemble et gaillard,
Chez la vierge ou l’épouse attiré par l’arôme,
A travers les rideaux il suit rêve et fantôme.

Et rien ne fermerait les ailes du paillard
Quand, parcourant des chairs l’illimité royaume,
Sur les corps il furète, indiscret oreillard.

(André Berry)

 

Recueil: Poèmes involontaires suivi du Petit Ecclésiaste
Traduction:
Editions: René Julliard

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CHANSON DE L’AMANT QUI REVIENT SEUL (André Berry)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2018



Illustration: Andrey Bobir
    
CHANSON DE L’AMANT QUI REVIENT SEUL

Six mois peut-être
Depuis le jour
Qui vit paraître
Ce double amour.

Plus sur la mousse
Des longs chemins
Ne vient la douce
M’offrant ses mains.

Le brouillard monte
Dans ce bosquet
Qui la vit prompte
Au jeu coquet.

Plus de caresses,
Fronts défrisés;
Plus de tendresses,
Coeurs dégrisés.

Près de la stèle
Vain rendez-vous
De l’infidèle
Et du jaloux!

Sous la ramée,
Bois vermoulus,
La Bien-Aimée
Ne viendra plus.

(André Berry)

 

Recueil: Poèmes involontaires suivi du Petit Ecclésiaste
Traduction:
Editions: René Julliard

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DE LA FEMME DÉCEVANTE (André Berry)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2018




    
DE LA FEMME DÉCEVANTE

Femme, faux or dont le plomb se révèle
Quand on le tient;
Astre glacé qui sans feu ni lumière
Vous éblouit;
Beau fruit tentant qui, sitôt qu’on le pèle,
Tout ver devient;
Spectre de gaz qui, sitôt qu’on le serre,
S’évanouit.

(André Berry)

 

Recueil: Poèmes involontaires suivi du Petit Ecclésiaste
Traduction:
Editions: René Julliard

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DE L’ANTÉRIORITÉ DES PLEURS AUX YEUX (André Berry)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2018




    
DE L’ANTÉRIORITÉ DES PLEURS AUX YEUX

Dieu de la femme a fait les charmes,
Et puis nos coeurs pour s’y blesser;
Dieu tout d’abord a fait les larmes,
Et puis nos yeux, pour les verser.

(André Berry)

 

Recueil: Poèmes involontaires suivi du Petit Ecclésiaste
Traduction:
Editions: René Julliard

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