Arbrealettres

Poésie

Oh qu’importe (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 18 novembre 2018




    
Oh qu’importe
Qu’elle le soit déjà
Ou que mon destin ne comporte
Que ne l’avoir obtenu pas ?
Ne pas l’avoir ou la perdre
C’est le même amour sans cris
Dans ce coeur meurtri.
Oh, elle,
Celle
Qui est si belle,
Est toujours la femme d’autrui.

Elle est si belle,
La petite rebelle,
Ce joyau de jeunesse ;
Elle est si belle
Que mon coeur s’en blesse.
Oh, quelle tristesse,
Quel amour sans cris !
Car celle
Qui est si belle
Est toujours la femme d’autrui.

(Fernando Pessoa)

 

Recueil: Poèmes français
Traduction:
Editions: de la Différence

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