Arbrealettres

Poésie

Le luth (Rainer Maria Rilke)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2018




    
Le luth

Je suis le luth. Veux-tu décrire
mon corps, ses courbes belles et galbées :
parles-en comme du galbe
d’une figue mûre. Amplifie

l’obscurité qu’en moi tu vois. Ce fut
l’obscur de Tullia. En son sexe
il n’en fut point autant, et la clarté
de ses cheveux était comme une salle claire.

Pour faire passer en son front
quelques sons elle effleurait mes cordes
et chantait. Et contre sa faiblesse
je me tendais, — mon âme enfin était en elle.

(Rainer Maria Rilke)

 

Recueil: Oeuvres 2 Poésie
Traduction: Jacques Legrand, Lorand Gaspar, Philippe Jaccottet, Armel Guerne, Maurice Betz
Editions: Seuil

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