Arbrealettres

Poésie

C’était tiède – au début – (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2018


le-froid-laisse-des-traces_313

C’était tiède – au début – comme Nous –
Puis peu à peu s’y déposa
Une Froideur – de givre sur la Vitre –
La scène entière – s’effaça –

Le Front imita la Pierre –
Les Doigts s’engourdirent –
Et comme un Ruisseau sous les Glissades –
Les yeux alertes – se figèrent –

Il se raidit – et ce fut tout –
Entassa Froide sur Froid –
Multiplia l’indifférence –
Fort de son seul Orgueil –

Et même lorsqu’avec des Cordes –
On le descendit, tel un Poids –
Sans un Signe, sans hésitation,
Comme un Roc il s’abîma.

(Emily Dickinson)

5 Réponses to “C’était tiède – au début – (Emily Dickinson)”

  1. filamots said

    Des mots très forts ! Surtout la dernière strophe.

    • arbrealettres said

      Oh Emily ce n’est pas une Tide!!! Drle de petit bout de femme reste « clotre » et partie de toute son me dans l’criture de Pomes MAGNIFIQUES

      Christian 🙂

      ________________________________

  2. filamots said

    « Cloîtrée » ? Cela veut dire quoi ? Enfermée chez elle par un mari jaloux ? enfermée dans un cloître ? Enfermée dans son esprit ?

Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :