Arbrealettres

Poésie

Duperie volontaire (Goethe)

Posted by arbrealettres sur 28 décembre 2018


Le rideau est de ci de là
Flottant chez ma voisine.
Certes, elle épie en se penchant
Si je suis bien chez moi,

Et si la jalouse rancune
Qu’en plein jour j’ai couvée,
Comme elle le doit à jamais
Vibre au fond de mon coeur.

Mais, hélas! cette belle enfant
N’a rien senti de tel.
Je le vois, c’est le vent du soir
Qui joue dans son rideau.

***

Selbstbetrug

Der Vorhang scwebet hin und her
Bei meiner Nachbarin.
Gewiß, sie lauschet überquer,
Ob ich zu Hause bin.

Und ob der eifersüchtge Groll,
Den ich am Tag gehegt,
Sich, wie er nun auf immer soll,
Im tiefen Herzen regt.

Doch leider hat das schöne Kind
Dergleichen nicht gefühlt.
Ich seh, es ist der Abendwind,
Der mit dem Vorhang spielt.

(Goethe)

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