Arbrealettres

Poésie

A chaque oiseau le nid est beau (Armand Lanoux)

Posted by arbrealettres sur 9 janvier 2019



A chaque oiseau
le nid est beau.
Entre l’oeuf et le nid
l’oiseau vit sa vie.
Pas vu pas pris
un oeuf un nid un oeuf un nid
n-i ni ça n’est jamais fini.

Les oiseaux sont mouches
mangeurs de charogne
les oiseaux sont lyres
les oiseaux sont ivrognes
les oiseaux sont ivres.
Les baisers sont des oiseaux-bouches
le ruisseau les mire.

(Armand Lanoux)


Illustration: Jean-H. Guilmette

6 Réponses vers “A chaque oiseau le nid est beau (Armand Lanoux)”

  1. Je suis plutôt heureux que vous ayez choisi une de mes sculptures, « Le baiser de l’homme oiseau » pour illustrer un poëme.
    Toutefois, comme vous identifiez l’uteur du poëme, je crois que vous pourriez identifier l’auteur de la sculpture.
    Avec mes remerciements anticipés,
    Jean-H. Guilmette

  2. Piaf-Tonnerre de port en port
    —————-

    Piaf-Tonnerre un beau jour partit de Saint-Denis,
    Et ce fut pour se rendre à Bordeaux, près de Bègles ;
    Là, toujours respectant sa coutume et sa règle,
    Il prit un peu de temps pour faire un nouveau nid.

    Il goûta d’un bon vin qu’un prêtre avait béni,
    Juste après la saison où l’on coupe le seigle ;
    Il mit sur un blason des corbeaux et des aigles,
    Oeuvrant pour l’armorial qui jamais ne finit.

    Lui qui sa destinée nullement n’anticipe,
    Il vit sans appliquer de sévères principes ;
    Il ne veut cultiver tristesse ni fierté.

    Le sort trouble parfois ce fragile équilibre,
    Mais son âme est tissée de la robuste fibre
    D’une herbe sans éclat, qui pousse en liberté.

    • Nid de l’oiseau magicien
      ———-

      Le vieil ornithologue a rêvé de le voir,
      Ce nid dont la structure est si bien agencée ;
      De l’oiseau bâtisseur la subtile pensée
      S’appuie sur un solide et ancestral savoir.

      « Tu peux fort aisément trouver le nid du loir,
      Il est fait de jolies brindilles amassées ;
      D’autres formes de nid sont partout recensées,
      Mais je n’en aime aucun, malgré ton bon vouloir. »

      Ainsi se lamentait ce chercheur aux traits mornes ;
      Certes, son désespoir nous a paru sans bornes,
      Nous n’avons pu traiter sa demande à la noix.

      Le voilà qui poursuit son errance éternelle ;
      Au lieu d’être avec nous, buvant sous la tonnelle,
      Il parcourt les sentiers, au plus profond des bois.

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