Arbrealettres

Poésie

Archive for 10 janvier 2019

Ce qui parle (Lionel Ray)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2019



Ce qui parle dans le bois, ce qui parle au bord
du gouffre et dans l’horloge et dans l’effondrement
des heures, te ressemble.

Ce qui parle dans le feuillage des consonnes,
dans l’encre des nuages, te ressemble.

Ce qui parle dans les plaies et les fusils sanglants
dans les crimes et les branches brisées
de la forêt humaine, te ressemble.

(Lionel Ray)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

 

 

 

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Mon amour (Patrizia Cavalli)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2019



Mon amour

Je pense que forcément à force de penser à toi
j’arriverai à t’oublier, mon amour.

(Patrizia Cavalli)

 

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Où se termine l’arc-en-ciel ? (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2019



Ne cesser d’attendre fait-il
plus souffrir que jamais n’attendre ?

Où se termine l’arc-en-ciel ?
Dans ton âme ou à l’horizon ?

Et si une étoile invisible
était le ciel des suicidés ?

Où sont les vignobles de fer
d’où le météore s’abat ?

(Pablo Neruda)


Illustration

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Pourquoi suis-je né sans mystère ? (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2019



Pourquoi suis-je né sans mystère ?
Pourquoi tout seul ai-je grandi ?

Qui m’a demandé d’ébranler
les portes de mon propre orgueil ?

Qui est sorti vivre à ma place
quand je dormais ou m’alitais ?

Quel drapeau s’est déployé
là où on ne m’a pas oublié ?

(Pablo Neruda)

Illustration: ArbreaPhotos

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GRAND MERCI, VIOLONS (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2019




GRAND MERCI, VIOLONS

Grand merci, violons, pour ce jour
à quatre cordes. Pure
est la sonorité du ciel,
la voix bleue de l’air.

(Pablo Neruda)

Illustration: Marc Chagall

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Qui donne ses noms et ses chiffres (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2019



Pourquoi mon linge délavé
s’agite-t-il comme un drapeau ?

Suis-je parfois un mauvais drôle
ou chaque fois un bon garçon ?

Nous enseigne-t-on la bonté
ou le masque de la bonté ?

Le rosier du méchant n’est-il blanc,
et noires les fleurs du bien ?

Qui donne ses noms et ses chiffres
à l’innocent indénombrable ?

(Pablo Neruda)

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NOMS (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2019



NOMS

Ah! Edwige, quel joli nom
tu portes, femme au coeur bleu :
c’est un nom de reine
qui peu à peu est arrivé jusqu’aux cuisines
et n’a jamais repris le chemin des palais.
Edwige

est fait de syllabes tressées
comme l’ail qui en chapelets
pend aux poutres.

Si nous regardons ton nom dans la nuit,
attention! il scintille
comme une tiare, de la cendre,
comme une braise verte
qui se cache dans le temps.

(Pablo Neruda)


Illustration: Edwige Lefevre

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LES HOMMES (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2019



LES HOMMES

Nous sommes arrivés très loin, très loin
pour entendre les orbites de pierre,
les yeux éteints qui continuent de regarder,
les grands visages en place pour l’éternité.

(Pablo Neruda)

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Fraîches hirondelles (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2019




je sens ton sein brûler et tes baisers glisser
façonnant dans mon rêve de fraîches hirondelles.

(Pablo Neruda)

 

 

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TYRANNIE (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2019




TYRANNIE

Ô dame sans coeur, ô fille du ciel,
viens à mon secours en cette heure solitaire,
violente, indifférente comme une arme
avec ton sens de l’oubli sans pardon.

Un temps absolu tel un océan,
une blessure confuse telle un nouvel être,
étreignent la racine tenace de mon âme
rongeant le coeur de ma confiance.

Quel sourd battement s’agite en mon coeur
tel une vague qu’auraient faite toutes les vagues,
et ma tête se lève, désespérée
en un effort de saut et de mort.

Un hostile imprécis tremble en ma certitude,
grandissant ou naissant des larmes,
telle une plante déchirante et dure
faite de feuilles enchainées, amères.

(Pablo Neruda)

Illustration

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