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Poésie

Archive for 13 janvier 2019

On devrait avoir deux vies (Alexandre Romanès)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2019



Illustration: Euan Macleod
    
On devrait avoir deux vies :
une pour apprendre
l’autre pour vivre.

(Alexandre Romanès)

 

Recueil: Un peuple de promeneurs histoires tziganes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Tant qu’il n’y a pas la mort bien visible (Alexandre Romanès)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2019



Illustration: Arnold Böcklin

    
Un vieux Gitan :
« Pour la plupart des hommes,
tant qu’il n’y a pas la mort bien visible
au bout du chemin,
ils restent dans l’inessentiel.

(Alexandre Romanès)

 

Recueil: Un peuple de promeneurs histoires tziganes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Je n’en peux plus d’attendre (Alexandre Romanès)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2019




    
Costel, le violoniste du cirque :
« Je n’en peux plus d’attendre Maria,
quand même, je ne suis pas un animal. »

(Alexandre Romanès)

 

Recueil: Un peuple de promeneurs histoires tziganes
Traduction:
Editions: Gallimard

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La patronne du bar (Alexandre Romanès)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2019



Illustration: Marie Hélène Mahevo
    
La patronne du bar à côté du cirque,
elle était toujours habillée en rouge,
elle aurait bien aimé
que les hommes soient des taureaux.

(Alexandre Romanès)

 

Recueil: Un peuple de promeneurs histoires tziganes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Je suis dans le train (Alexandre Romanès)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2019



Illustration: Mathurin Méheut
    
Je suis dans le train, on traverse les Vosges.
De l’homme assis en face de moi
se dégage un parfum extraordinaire.
Je n’ai jamais rien senti d’aussi bon.
J’engage la conversation
et je lui demande ce qu’il fait.
« Je suis bûcheron. »
Ce parfum, c’était les arbres.

(Alexandre Romanès)

 

Recueil: Un peuple de promeneurs histoires tziganes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Si tu veux dire la vérité (Alexandre Romanès)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2019




    
Proverbe tzigane :
« Si tu veux dire la vérité,
assure-toi que tu as un bon cheval. »

(Alexandre Romanès)

 

Recueil: Un peuple de promeneurs histoires tziganes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Ça serait joli (Alexandre Romanès)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2019



Illustration: Freydoon Rassouli  
    
Sorine, mon fils, huit ans :
« Papa, ça serait joli
s’il n’y avait que des femmes. »

(Alexandre Romanès)

 

Recueil: Un peuple de promeneurs histoires tziganes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Proverbe gitan (Alexandre Romanès)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2019



Illustration: Julie Guillem
    
Proverbe gitan :
« Si tu es au fond du trou, arrête de creuser. »

(Alexandre Romanès)

 

Recueil: Un peuple de promeneurs histoires tziganes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Je demande à Florina de dessiner une maison (Alexandre Romanès)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2019




    
Je demande à Florina de dessiner une maison.
Elle dessine une maison portée par des jambes.

(Alexandre Romanès)

 

Recueil: Un peuple de promeneurs histoires tziganes
Traduction:
Editions: Gallimard

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AUSCHWITZ (Salvatore Quasimodo)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2019



    

AUSCHWITZ

Là-bas, à Auschwitz, loin de la Vistule,
mon amour, le long de la plaine nordique,
dans un champ de mort: froide et funèbre,
la pluie sur la rouille des poteaux
et les barbelés entortillés de l’enceinte :
ni arbre ni oiseaux dans l’air gris
ou surgissant en nous, mais l’inertie
et la douleur que laisse la mémoire
à son silence sans ironie ni colère.

Tu ne veux ni élégies, ni idylles : juste
des raisons à notre destin, ici,
toi qui t’émeus des contrastes de l’esprit,
incertaine d’une présence
claire de la vie. Et la vie est ici,
dans chaque non qui semble être une certitude :
ici nous entendrons pleurer l’ange, le monstre
et nos heures futures
parcourir l’au-delà, qui est ici, éternel
et mouvant, et n’est pas une image
de rêves, de possible pitié.
Ici les métamorphoses, les mythes.
Sans nom de symboles ni de dieu,
ils sont la chronique, les lieux de la terre,
ils sont Auschwitz, mon amour. Pareil au cher corps
d’Alphée et d’Aréthuse qui subitement
se changea en fumée d’ombre.

De cet enfer ouvert par une inscription
blanche : « Le travail vous rendra libre »
s’échappa continuellement la fumée
de milliers de femmes poussées
à l’aube hors des chenils contre le mur
du stand ou suffocant en criant
pitié avec leurs bouches
de squelettes sous les douches à gaz.
Les retrouveras-tu, soldat, dans ton
histoire en forme de fleuves, d’animaux,
ou bien es-tu toi aussi cendres d’Auschwitz,
médaille de silence ?
Il reste de longues tresses enfermées dans des urnes
de verre encore nouées par des amulettes
et les ombres infinies des petits souliers
et des écharpes hébraïques : ce sont les reliques
d’un âge de sagesse et de savoir
où l’homme connaissait la mesure des armes,
ce sont les mythes, nos métamorphoses.

Sur les plaines où l’amour, les pleurs
et la pitié pourrirent, sous la pluie,
là-bas, un non frappait au fond de nous,
un non à la mort, morte à Auschwitz,
afin que dans ce trou elle ne se relève plus
des cendres, la mort.

(Salvatore Quasimodo)

 

Recueil: Ouvrier de songes
Traduction: Thierry Gillyboeuf
Editions: LA NERTHE

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