Arbrealettres

Poésie

Coule, légère, ô vie qu’on ne sent point (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2019



 

Ettore Aldo Del Vigo -   (2)

Coule, légère, ô vie qu’on ne sent point,
ruisseau au mouvant silence,
glissant sous des arbres oublieux !
Coule, caressante, âme que nul ne connaît,
murmure que nul ne peut voir derrière les longues branches inclinées !
Coule, inutile, coule sans raison,
conscience qui ne l’est de rien,
vague lueur brillant au loin,
au creux des feuilles,
conscience dont nul ne sait d’où elle vient ni où elle va !
Coule, et laisse-moi oublier !

(Fernando Pessoa)

Illustration: Ettore Aldo Del Vigo

 

Une Réponse to “Coule, légère, ô vie qu’on ne sent point (Fernando Pessoa)”

  1. flipperine said

    et il y en a des choses à oublier des choses qu’on ne veut plus revivre

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