Arbrealettres

Poésie

Femmes (Paul Fort)

Posted by arbrealettres sur 28 août 2019



Claude Sauzet  (9)

 

Femmes avares gonflées de dons,
généreuses, dont les mains sont prisonnières
d’une vertu ou d’un devoir,
filles dont les cheveux sont des sillages,
voici que je deviens pour vous sans consistance.
Vous me traversez, tel un vent pressé
qui ne prend pas souci du paysage.
Votre dédain vient souligner de craie
mes cheveux blancs
et de fusain mes rides.
Me voici devenu le fantôme d’un homme,
plus malheureux qu’un chien perdu.

(Paul Fort)

Illustration: Claude Sauzet

 

Une Réponse vers “Femmes (Paul Fort)”

  1. Monstre presque inoffensif
    ————

    Ce griffon se soumet aux paroles des femmes,
    Il en devient si doux que c’est plaisant à voir ;
    Pour leurs nobles attraits ses yeux sont un miroir,
    Auprès d’elles,son coeur est plus chaud qu’une flamme.

    Rebelle à Cupidon fut autrefois son âme,
    Ça ne lui faisait rien d’être seul tous les soirs ;
    Mais sur lui la nature exerça son pouvoir,
    De l’amour il connut les émois et les drames.

    Ensuite il se lassa des lits et des alcôves
    Dont son âme jamais ne sortit saine et sauve ;
    De platoniques liens le tentèrent, pourtant.

    Tortueuse est la voie qui par lui fut suivie,
    Aphrodite par lui ne fut guère servie ;
    Ce monstre n’avait point l’esprit d’un combattant.

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