Arbrealettres

Poésie

Au Palais (Jean-Claude Pirotte)

Posted by arbrealettres sur 3 janvier 2020


droit-de-la-famille-arras

après l’audience des divorces
on entendait dans le jour rare
de la Salle des Pas Perdus
des époux rageurs disputer
de l’attribution d’un miroir
où peut-être l’épouse âgée
avait enclos soir après soir
la mémoire de sa beauté

(Jean-Claude Pirotte)

2 Réponses vers “Au Palais (Jean-Claude Pirotte)”

  1. Après un début prosaïque qui n’augurait rien de bon, les trois derniers vers sont savoureux tout en étant poétiques, riches en commentaires possibles. Ils ne sont peut-etre pas sans rappeler le »Portrait de Dorian Gray » d’Oscar WILDE

  2. Sérénité du coeur
    ———-

    En mon coeur est faible mémoire,
    Au monde je suis étranger ;
    Mon jardin n’est que terre noire
    Et mon bagage est bien léger.

    Mon destin n’est pas une histoire,
    Mes plaisirs furent passagers ;
    D’écrire et de lire et de boire,
    Est-ce un temps bien aménagé ?

    Ce coeur que le mal abandonne
    Aux fantômes d’antan pardonne ;
    C’est évident qu’il le devait.

    Il se nourrit de quelques rêves
    Et de sérénité, sans trêve,
    Vieillir, ce n’est pas si mauvais.

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