Arbrealettres

Poésie

Brume d’été (José-Maria de Heredia)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2020



La terre fume ainsi qu’un immense encensoir
Et le son très lointain de l’Angélus du soir
D’invisibles clochers en notes grêles tinte.

Les sarrazins fleuris ont une odeur de miel
Et le jour qui s’éteint mêle une rose teinte
Au gris délicieux de la mer et du ciel.

(José-Maria de Heredia)

2 Réponses vers “Brume d’été (José-Maria de Heredia)”

  1. A reblogué ceci sur Maître Renard.

  2. Triptère acéphale
    ———–

    Il cogite sans tête et sans bouche il soupire,
    Son esprit suit sa loi, son coeur a ses raisons;
    Il n’a point de famille, il n’a point de maison,
    Et répète souvent «Ça pourrait être pire».

    Il n’a jamais été serviteur de l’Empire,
    Car un bureau pour lui serait une prison;
    Jamais il n’a connu la vie de garnison,
    Toujours, en un tel cas, ses pareils déguerpirent.

    Aucun obscur démon ne le vient tourmenter,
    Sa muse nullement ne va se lamenter;
    Son âme toujours suit la voie dont elle est sûre.

    Les livres sur sa table, il les relit parfois,
    Puis il écrit aussi, sans craindre la censure,
    Il doit un jour périr, mais nul ne sait de quoi.

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