Arbrealettres

Poésie

Il devrait n’être point de désespoir pour toi (Emily Brontë)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2020



 

 

Il devrait n’être point de désespoir pour toi
Tant que brûlent la nuit les étoiles,
Tant que le soir répand sa rosée silencieuse,
Que le soleil dore le matin.

Il devrait n’être point de désespoir, même si les larmes
Ruissellent comme une rivière :
Les plus chère de tes années ne sont-elles pas
Autour de ton cœur à jamais ?

Ceux-ci pleures, tu pleures, il doit en être ainsi ;
Les vents soupirent comme tu soupires,
Et l’Hiver en flocons déverse son chagrin
Là où gisent les feuilles d’automne

Pourtant elles revivent, et de leur sort ton sort
Ne saurait être séparé :
Poursuis donc ton voyage, sinon ravi de joie,
Du moins jamais le cœur brisé.

***

There should be no despair for you
While nightly stars are burning —
While evening sheds its silent dew
Or sunshine gilds the morning —

There should be no despair — though tears
May flow down like a river —
Are not the best beloved of years
Around your heart forever ?

They weep — you weep — It must be so —
Winds sigh as you are sighing,
And winter pours its grief in snow
Where autumn’s leaves are lying

Yet they revive — and from their fate
Your fate can not be parted
Then man journey onward not elate
But never brokenhearted —

(Emily Brontë)

 

 

4 Réponses to “Il devrait n’être point de désespoir pour toi (Emily Brontë)”

  1. Michèle said

    Quelle sagesse ! Profitons de ce que l’on a vécu au lieu de pleurer ce qui n’est plus

    • arbrealettres said

      oui même si « soupirs » est sur la Carte de ce Beau Pays de Tendre je pense qu’il y a mieux à faire
      Je te le souhaite Sensible Michèle 😉

  2. Nul désespoir
    ———-

    https://paysdepoesie.wordpress.com/2013/09/20/nul-desespoir/

    Ici, pour toi, nul désespoir
    Quand la nocturne étoile veille,
    Quand sans bruit vient l’humide soir
    Ou que le matin s’ensoleille.

    Nul désespoir, car si tes larmes
    Nous semblent les flots d’un torrent,
    N’as-tu point des ans pleins de charme
    Qui ton coeur vont environnant ?

    Tous pleurant, tu pleures, c’est sûr,
    Les pleurs du vent tes pleurs escortent,
    L’hiver pleure sa neige sur
    Le sol jonché de feuilles mortes.

    Des feuilles reviendront, princesse,
    Et ton destin ressemble au leur.
    Suis ton chemin, non d’allégresse,
    Mais de la fermeté du coeur.

    http://sonnets-de-cochonfucius.lescigales.org/nul-desespoir.html

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