Arbrealettres

Poésie

Les journaliers (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2020


 

Ils n’ont point peur, celui-ci cloue
et celui-là assemble
tandis qu’une troisième plante;
l’on peut s’approcher d’eux
leur demander
des nouvelles des leurs
et pourtant tout est si précaire
les corps de leurs filles ainées
les vieux rires de leurs soirées;
de temps à autre il y a des ombres
une poitrine qui se révèle
une certaine douleur
un goût très fin d’éternel.

(Jean Follain)

 

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