Arbrealettres

Poésie

Le Vent (Langston Hughes)

Posted by arbrealettres sur 4 juin 2020



 

Le Vent

Vent touche nos corps
Nos corps séparés, individuels;
Vent touche nos corps
Mais souffle vite
A travers les peaux jaunes,
blanches, rouges
De nos corps
Au terrible grognement de hargne
Pas le mien,
Pas le tien,
Pas le sien,
Mais un unique grognement de toutes les âmes,
Vent, souffle vite!
Avant que fuyant,
Nous rentrions dans l’absence de vent…
Avec nos corps…
Dans l’absence de vent
De notre maison à Taos.

***

Wind

Touch our bodies, wind.
Our bodies are separate, individual things.
Touch our bodies, wind,
But blow quickly
Through the red, white, yellow skins
Of our bodies
To the terrible snarl,
Not mine,
Not yours,
Not hers,
But all one snarl of souls.
Blow quickly, wind,
Before we run back
Into the windlessness—
With our bodies—
Into the windlessness
Of our house in Taos.

(Langston Hughes)

Illustration

 

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