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Poésie

Archive for 7 septembre 2020

Pendant toute la journée (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2020



Illustration    
    
Pendant toute la journée
seul le jour passait

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour
Traduction:
Editions: Gallimard

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Se défaire lentement de tout geste (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2020



Illustration: Odilon Redon

    
Se défaire lentement
de tout geste
Se donner le silence
sans choisir la mort
Avec l’espoir
de tout revivre
plus tard
une fois encore

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour
Traduction:
Editions: Gallimard

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Abattez mes branches (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2020




    
Abattez mes branches
sciez-moi en morceaux
les oiseaux continueront à chanter
dans mes racines

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour
Traduction:
Editions: Gallimard

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À MA DROITE (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2020




    
À MA DROITE

Nous croyons tous
en un Dieu
mais ce qui arrive
n’a pas de nom
Nous sommes comme des ivrognes
devant la nuit –
l’un de nous
fixe trop longtemps son rêve
et devient aveugle
un autre
panse sa vie blessée
un troisième protège
la forme de cire d’une morte contre le matin
qui roule par-dessus les toits
dans un tonneau en feu
C’est un nouveau jour
assourdissant
qui excite la cruauté
Un ange déchu
veille à ma droite
avec des pierres
et des oiseaux morts

Parfois la loi se trompe
la mort tombe dans le piège
dupée comme un gibier
ouvrez le brayon
rendez la liberté
à ce renard enragé
nous avons besoin de ses dents
de la douceur de son pelage
pour aimer

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour
Traduction:
Editions: Gallimard

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TU ES L’AUTOUR (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2020



Illustration
    
TU ES L’AUTOUR

Fonds sur moi dans l’herbe
tu es l’autour
qui emporte mon sang
plus haut que la forêt
entends-tu les plaintes
de ma joie
entre tes serres

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour
Traduction:
Editions: Gallimard

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SOIR I (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2020




    
SOIR I

Enterrer le jour
dans une taupinière
et oublier
dans laquelle

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour
Traduction:
Editions: Gallimard

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Le poème nous émeut. (Jeanne Benameur)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2020




    
Le poème nous émeut.
L’émotion, cette force vive.
Celle qui, au sens étymologique du terme, nous met en mouvement.
Nous l’accueillons.
Nous la réfléchissons.
Dans le silence que génèrent les mots du poème, quelque chose a lieu.
Au plus profond de nous.
De ces plongées nos vies sortent changées.

Comment penser qu’un mot peut changer une vie?
Il faut imaginer.
Il n’y a pire fou que celui qui n’imagine pas.
Celui qui conduit à la mort des cortèges d’êtres humains parce qu’il en a reçu l’ordre.
Celui qui peut ouvrir et fermer la porte d’une chambre à gaz.
Celui qui appuie sur le bouton qui envoie le missile.
Celui qui appuie le canon sur la tempe de l’autre.
Tous ceux-là n’imaginent pas.
Ils sont coupés de cette part humaine si profonde si fertile : l’imaginaire.
Il est beaucoup plus facile d’imposer lois et décrets iniques
à des êtres à qui on a retiré la faculté d’imaginer.
C’est un temps que les humains connaissent.
C’est ainsi que toutes les formes de pouvoir totalitaire se sont maintenues.
Partout.
Et de tout temps.

Alors plus que jamais, le poème a sa place.
Parce que nos vies, mouvantes dans le temps, éphémères et fragiles, valent leur poème.
Chacune.
Et ce n’est pas, comme la littérature aux yeux de qui cela arrange, la «cerise sur le gâteau ».
Non, c’est le pain.
Le seul le vrai qui nourrisse au plus profond notre être.

(Jeanne Benameur)

 

Recueil: Notre nom est une île
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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Ce que toutes les cosmogonies des grandes religions illustrent (Christiane Singer)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2020




Illustration: ArbreaPhotos
    

Ce que toutes les cosmogonies des grandes religions illustrent
et que la physique quantique a mis en évidence,
c’est qu’une partie de l’univers est (dans) celui qui l’observe.

(Christiane Singer)

 

Recueil: Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?
Traduction:
Editions: LE LIVRE DE POCHE

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Pourquoi ne voit-on jamais Dieu ? (Christiane Singer)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2020




    
« Pourquoi ne voit-on jamais Dieu ? »
me demande un petit garçon du village.

Ma perplexité lui permet d’enchaîner sur la meilleure des réponses :
une autre question
« est-il aussi timide que les renards ? »

(Christiane Singer)

 

Recueil: Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?
Traduction:
Editions: LE LIVRE DE POCHE

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