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Poésie

Archive for 17 novembre 2020

Semonce d’automne (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2020




    
Semonce d’automne. Voici qu’à grand fracas d’ailes,
S’arrachant des eaux de toute leur force ahanante,
– longue traînée de rêves vers leur patrie salutaire –
Les oies sauvages retracent au ciel la voie des anges.

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

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Tout cri rejoint le cri originel (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2020



Illustration
    
Tout cri rejoint le cri originel,
toute souffrance l’initiale souffrance.
Dans le gouffre sans fond, seule la Pitié sans fin
nous relie à la Vie qui toujours recommence.

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

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Le haut amour a lieu (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2020




    

Le haut amour a lieu, quand résonne l’aveu
À l’ombre du vieux palais, en fin d’après-midi.
Miraculeux printemps sur le faîte des ans !
Un simple aveu, la vie entière fulgure à neuf.

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

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Tremblement de l’être (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2020




    
Tremblement de l’être quand l’amour nous tient ;
Ravissement de l’être quand l’amour nous porte.
L’éclat du jour est un visage qui éveille,
Et la flamme de la nuit un regard qui veille.

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

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Mais il reste la nuit (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2020



    

Mais il reste la nuit
Où la braise en souffrance
Épure mille charbons
En unique diamant.

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

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Toujours cette soif non étanchée (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2020



Illustration

Toujours cette soif non étanchée ;
Toujours ce sous-sol non irrigué.
Fruit ni pluie n’est d’un secours. À moins
Qu’au bout de tout la source ne revienne…

(François Cheng)

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

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Les morts sont parmi nous (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2020




    
Les morts sont parmi nous, plus vifs que les vivants,
Nous intimant d’être à l’écoute. Initiés
Par-delà douceur et douleur au grand secret,
Ils n’auront de cesse qu’ils ne nous l’aient confié.

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

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Une grande chose a lieu (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2020



Illustration: Josephine Wall
    
Une grande chose a lieu : l’univers ? non, la Vie.
C’est là l’unique aventure, sublime et tragique.
Pour que la vie soit vie, la mort incontournable ;
Seule la Voie ne meurt pas, qui l’épouse a sa part.

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

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Ne te mens plus, ni ne te lamente (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2020



François Cheng  
    

Ne te mens plus, ni ne te
Lamente. L’heure est venue
De faire face, peu te chaut
L’extase ou le désastre.

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

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L’étoile du matin (Germain Droogenbroodt)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2020




    

L’étoile du matin

L’étoile du matin
qui s’est embrumée à des sources obscures
se reflète un moment encore dans le matin vermeil

disparaît ensuite
avec les rêves évanouis de la nuit

embrasé par la lumière
éclot le jour

fleur éphémère
du temps.

(Germain Droogenbroodt)

 

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