Arbrealettres

Poésie

Le Loup et le Chien (Isaac de Benserade)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2020



Illustration:  Jean-Jacques Grandville
    
Le Loup et le Chien.

Que tu me parais beau, dit le loup au limier,
Net, poli, gras, heureux et sans inquiétude !
Mais qui te pèle ainsi le col ? Mon collier.
Ton collier ? fi des biens avec la servitude.

Dépendre dans les fers du caprice d’un maître,
Dure condition, disait le loup au chien ;
Il lui fit bien connaître
Que sans la liberté, tout le reste n’est rien.

(Isaac de Benserade)

 

Recueil: Fables
Traduction:
Editions:

Une Réponse vers “Le Loup et le Chien (Isaac de Benserade)”

  1. Déclin d’Ysengrin
    ———-

    Le grand loup prend de l’âge et son poil devient gris,
    La louve le cajole et lui sourit encore ;
    Il lance dans la nuit des appels moins sonores,
    Mais de ses sentiments le flot n’est point tari.

    Des saveurs de la vie il est toujours épris,
    Et de celles surtout qu’en rêve l’on explore ;
    Aussi, de ces sonnets qu’un rimeur élabore,
    Même quand je lui dis qu’ils sont de peu de prix.

    L’inframonde l’attend, qui de démons fourmille,
    Je crois qu’il en fera sa nouvelle famille ;
    Il espère trouver d’autres loups en enfer.

    Lui qui ne fut jamais une bête rusée,
    D’aucun forfait majeur n’est son âme accusée ;
    Calme fut son automne, et calme est son hiver.

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