Arbrealettres

Poésie

Oiseaux de mer (Jean Richepin)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2021



Oiseaux de mer

Mouettes, gris et goélands,
Mêlent leurs cris et leurs élans.
Leur vol fou qui passe et repasse,
Tend comme un filet dans l’espace.
Mouettes, goélands et gris,
Mêlent leurs élans et leurs cris.
Holà ! Ho ! du coeur à l’ouvrage !
La mer grossit.
Proche est l’orage.
Mouettes, goélands et gris,
Mêlent leurs élans et leurs cris.

(Jean Richepin)

 

 

3 Réponses vers “Oiseaux de mer (Jean Richepin)”

  1. Oiseau de la grisaille
    ——–

    Cet oiseau gris n’est pas un chercheur de lumière,
    Il aime la pénombre, il sort quand il est tard ;
    Nous admirons pourtant le bleu de ses paupières,
    Cela rend caressants ses paisibles regards.

    Il boit de la rosée, il n’aime pas la bière,
    Il la trouve vulgaire, il la laisse aux renards ;
    Il marivaude un peu, son coeur n’est pas de pierre,
    Il récite des vers aux serveuses de bar.

    Il se met à chanter quand elles se font tendres,
    Revigorant un feu qui couvait sous la cendre ;
    Cupidon peut alors le vaincre sans effort.

    Voir un pareil oiseau, c’est un très bon présage,
    Vieux poète, tu dois lui faire bon visage,
    Surtout quand il se tait, car son silence est d’or.

    • Les saisons de l’oiseau
      ————–

      J’aime les jours d’été, je préfère l’automne,
      J’adore le printemps, je ne crains pas l’hiver ;
      Quant au son du tonnerre, au blanc feu de l’éclair,
      Voilà ce qui me charme et qui presque m’étonne.

      Quel peut être mon rôle au sein de l’univers ?
      Ainsi je m’interroge, à chaque heure qui sonne ;
      Qu’il ne soit nullement besoin de ma personne,
      Cela se pourrait bien, le débat reste ouvert.

      Ma brillante jeunesse est maintenant fanée ;
      Mon ardeur s’est perdue et mon vol se fait lourd,
      Je ne pourchasse plus d’impossibles amours.

      Mon coeur songe toujours aux défuntes années,
      Il ne peut rien changer, le temps qui reste est court,
      Ne le gaspillons pas en stériles discours.

  2. Ailes de sinople
    ———

    Sages oiseaux de mer, vous ne redoutez rien,
    Vous qui suivez du ciel les vastes avenues ;
    Avec Poséidon, divinité chenue,
    Depuis la nuit des temps vous vous entendez bien.

    Vous allez au-devant de la nef qui revient,
    Porteuse des trésors d’une terre inconnue ;
    Le capitaine entend vos cris de bienvenue,
    Il sait qu’il n’est pas loin du lieu qui est le sien.

    Vous aimez, vous aussi, partir à l’aventure,
    Car le goût du voyage est dans votre nature ;
    Comme nous, vous aimez retourner à bon port.

    Portez-vous toujours bien, nobles oiseaux de France,
    Car votre vol plané porte notre espérance ;
    J’aime vous voir aller si vite et sans effort.

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