Arbrealettres

Poésie

Le carnaval des animaux (Francis Blanche)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2021




Au Jardin des Plantes, ainsi nommé d’ailleurs
à cause des animaux qu’on y a rassemblés
Au Jardin des Plantes une étrange ardeur
semble régner…
On décore, on festonne, on visse, on cloue, on plante
Le castor construit des tréteaux
La grue porte des fardeaux
le python accroche des tableaux
car ce soir au Jardin des Plantes
c’est la grande-fête éblouissante:
Le carnaval des animaux!

Tout est prêt.. la foule se masse
L’orchestre, à pas de loup, discrètement se place
L’éléphant prend sa trompe, le cerf son cor de chasse
et voici que soudain monte dans le silence
pour le plaisir de nos cinq sens
la musique de monsieur Saint-Saëns…

(Francis Blanche)

3 Réponses vers “Le carnaval des animaux (Francis Blanche)”

  1. A reblogué ceci sur Maître Renard.

  2. Éléphant des montagnes
    ———-

    Je respire un air pur, je vis sur les hauteurs,
    C’est de neige fondue que souvent je m’abreuve ;
    Mes pattes souplement sur les pentes se meuvent,
    Bien que je ne sois pas un animal sauteur.

    Les élégants dahus sont mes admirateurs,
    Afin de me complaire, ils font tout ce qu’ils peuvent ;
    J’en suis fort estimé, leur zèle en est la preuve,
    Je me prends à sourire à leurs propos flatteurs.

    Parfois à ce propos un poète élucubre,
    Il pense à haute voix, j’entends sa voix lugubre ;
    Cet homme ne lit pas dans mon coeur d’éléphant.

    J’aime mieux écouter la dame de Luzarches :
    Elle me rend visite avec ses trois enfants,
    En cette compagnie, sur les sentiers je marche.

    • Seigneur des éléphants
      ————

      J’arbore deux glaives d’ivoire,
      Telle est la volonté des dieux ;
      Je ne m’en sers jamais, c’est mieux,
      Même en cas de colère noire.

      Ici j’ai de l’eau fraîche à boire,
      Cela, c’est un bienfait des cieux ;
      La source est plaisante à mes yeux,
      Je peux m’y baigner sans déboires.

      Je suis Maître des éléphants,
      Ce sont mes petits, mes enfants,
      Je les préfère aux sauterelles.

      Sans crainte du serpent maudit,
      Nous vivons dans un paradis ;
      Nul ne nous vient chercher querelle.

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