Arbrealettres

Poésie

Machine inutile (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2021



 

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Machine inutile
Il n’y a pas de paradis
Je ne peux entendre la musique de l’être.
Je n’ai reçu le pouvoir de l’imaginer.
Mon amour s’alimente à un non-amour.
Je n’avance qu’attisé par son refus.
Il m’emporte dans ses grands bras de rien.
Son silence me sépare de la vie.

Être sereinement brûlant que j’assiège.
Quand enfin je vais l’atteindre dans les yeux,
sa flamme a déjà creusé les miens, m’a fait des cendres.
Qu’importe après, le murmure misérable du poème.
C’est néant cela, non le paradis.

(André Frénaud)

 

 

2 Réponses vers “Machine inutile (André Frénaud)”

  1. Lara said

    je préfère la vision d’Ezra Pound :

    « Le Paradis n’est pas artificiel
    mais.. il n’existe qu’en fragments inattendus. « 

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