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Poésie

Archive for the ‘haïku’ Category

Dans les bras de ma voisine (Jean-Hugues Malineau)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2020




    
Dans les bras de ma voisine
le chaton perdu
que mes parents ont chassé

(Jean-Hugues Malineau)

 

Recueil: Trente haïku rouges ou bleus
Traduction:
Editions: Pluie d’étoiles

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Il est peut-être mort (Jean-Hugues Malineau)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2020



    

Il est peut-être mort
le cerisier en fleurs
sous lequel je m’étais consolé

(Jean-Hugues Malineau)

 

Recueil: Trente haïku rouges ou bleus
Traduction:
Editions: Pluie d’étoiles

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Entre la bouilloire et le feu de bois (Jean-Hugues Malineau)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2020




    
Entre la bouilloire
et le feu de bois
le ronronnement du chat

(Jean-Hugues Malineau)

 

Recueil: Trente haïku rouges ou bleus
Traduction:
Editions: Pluie d’étoiles

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Parfois j’aimerais crier (Jean-Hugues Malineau)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2020




    
Parfois j’aimerais crier
encore plus fort
que l’odeur d’un putois

(Jean-Hugues Malineau)

 

Recueil: Trente haïku rouges ou bleus
Traduction:
Editions: Pluie d’étoiles

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ENFER (Lutz Bassmann)

Posted by arbrealettres sur 31 décembre 2019




    
ENFER

Sur nos joues grises
les flocons gris
renâclent à fondre

Sous les pieds
la terre gelée ne s’effrite pas
des chiens aboient contre nos jambes

Toute la journée
un homme reste allongé
dans le fossé

Un mois déjà
les deux apprentis
n’ont pas survécu

Sur la coupe parfois un silence miraculeux
on aimerait un cri d’oiseau
mais rien

Après la nuit
plusieurs heures de ciel noir
puis la nuit encore

Ahuri de douleur
l’automutilé regarde les doigts
qui gisent à ses pieds

On se rapproche du mélèze abattu
une branche frémit encore comme vivante
puis s’immobilise

Le bonze franchit la limite des arbres
sa main caresse une fougère
il a prévu dix secondes avant le coup de fusil

Le claquement de la carabine
dans le matin glacial
un corbeau s’envole sans crailler

Le bonze s’est effondré en écartant les bras
on dirait
qu’il embrasse la neige

Hier soir j’ai promis
de chuchoter près de sa tête
ne pas renaître surtout ne pas renaître

Le soldat est blême ses yeux s’embrument
il vient d’assassiner
son premier détenu

Les chiens aboient les gardes crient
je ne suis pas allé
parler au bonze

Le boucher moldave prépare son évasion
pour s’alimenter
il songe à emmener l’idiot

Malgré tout en fin de journée
la soupe tiédasse
est une récompense

Rassemblés autour du poêle
les détenus produisent du brouhaha
sans se parler

Couché en travers du fossé
l’ancien cheminot confie ses dernières pensées
à la boue

Dans la pénombre épaisse
le fermier turkmène joue aux cartes
avec celui qu’il va tuer

Dans la baraque à l’air vicié
notre sommeil comme nos vêtements
est fait de guenilles

L’écharpe est glaciale
autour de ma tête
les poux ne la réchauffent pas

Nous ne remarquons jamais
du pelage des chiens
la beauté luisante

Sous les projecteurs le commandant crie
mais la vapeur devant ses lèvres
paraît calme

La neige s’est mise à tomber
si seulement elle ensevelissait
nos souvenirs

Les nouveaux arrivent sur le chantier
personne ne leur indique
les endroits dangereux

Soudain pendant l’appel
je pense au jour où plus personne
ne criera mon nom

L’idiot voudrait se venger d’un chien
avec de la nourriture empoisonnée
mais il n’a ni nourriture ni poison

Le menuisier tchouvache
entame ici son dixième mois
déjà on le surnomme Le Vétéran

Obscurité nauséabonde
à l’exception de deux ou trois morts
tout le monde dort à poings fermés

Les soldats ont de nouvelles écharpes
on en déduit que le Secours Rouge
a envoyé des colis

Mes archives quelques miettes sous le matelas
et aussi une lettre de toi
que le bonze avait composée par compassion

Hier c’était fête nationale
dans son discours le directeur nous a encouragés
à aller de l’avant

Le projecteur tombe en panne
soudain la lumière naturelle
est celle de la nuit

Pendant la désinfection
les poux attendent
sur le seuil des bains

Le commandant tabasse l’idiot
il le soupçonne d’avoir des sympathies
pour les évasions en général

L’idiot s’effondre dans la boue
il bégaie quelque chose sur le printemps tardif
ensuite il meurt

L’éleveur est parti sans compagnon
il n’aura pas assez de viande
pour atteindre l’été

Le vétéran parle de l’été
j’ai du mal à me rappeler
de quoi il s’agit

L’éleveur en fuite a été abattu
le chef de patrouille vacille
ivre du devoir accompli

Dans une sacoche de soldat
les mains du détenu évadé
on va pouvoir clore l’affaire

(Lutz Bassmann)

 

Recueil: Haïkus de prison
Editions: Verdier

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C’est le matin du Nouvel An (Moritake)

Posted by arbrealettres sur 31 décembre 2019



 

C’est le matin
du Nouvel An – je pense aussi
à l’âge des dieux

(Moritake)

Illustration: Hokusaï

 

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Noël au jardin (Marie-Anne Bruch)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2019



escargots-800x600

Noël au jardin :
les escargots font leur
petit réveillon.

(Marie-Anne Bruch)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Illustration

 

 

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Fêtes de Noël (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2019



 

Auguste DUREL ( 1904 - 1993 )

Fêtes de Noël —
La putain se fait des lèvres
Plus grandes que nature.

***

The Christmas season:
A whore is painting her lips
Larger than they are.

(Richard Wright)

Illustration: Auguste Durel

 

 

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Soir de Noël (Dominique Chipot)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2019



coffre-cadeau [800x600]

soir de Noël
le coffre de la voiture
trop petit

(Dominique Chipot)

Illustration

 

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Sous les caresses (Mayuzumi Madoka)

Posted by arbrealettres sur 19 décembre 2019




    
Sous les caresses
les amaryllis
deviennent un vent rouge

***

(Mayuzumi Madoka)

 

Recueil: Haikus du temps présent
Traduction: Corinne Atlan
Editions: Philippe Picquier

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