Arbrealettres

Poésie

Archive for the ‘poésie’ Category

Espace (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2021



Espace,
Tu dois sentir

Que ces bourgeons
Vont t’occuper,

Te prendre de ton vide.

(Guillevic)

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Accompagner le silence (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2021



Il aime
Accompagner le silence
Dans les espaces clos.

(Guillevic)

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La surface est là pour qu’on la traverse (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2021



La surface est là
Pour qu’on la traverse –

La traverse vers quoi?
On ne le sait pas.

Une fois la surface traversée,
On se vivra

Epousant un intérieur
Autre que soi-même.

(Guillevic)

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Tu es toujours là (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2021



Tu es là,
Tu es toujours là.

C’est à cause de toi
Qu’on n’est jamais seul,

Provocation
En forme de creux.

(Guillevic)

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Ce matin (Alain Legoin)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2021



ce matin la mer
a la couleur de ses yeux
de l’été dernier

(Alain Legoin)

 

 

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Léthargie (Nakahara Chûya)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2021



Léthargie

Ce qui est anéanti
Serait-ce mon coeur ?
Ce qui est anéanti
Seraient-ce mes rêves ?

De mémoire
Déjà plus
Marchant par les rues
Semblant de vertige

Oui, je n’ai plus aucune exigence
L’impression que vivre encore c’est mal…
Pourtant j’ai bien envie de vivre
Pourtant je n’ai plutôt aucune envie de mourir

Ah ah, quoi qu’il en soit
Vous autres vous disiez quelque chose
Je m’en souviens vaguement
Vous autres vous disiez donc quelque chose

(Nakahara Chûya)


Illustration: Gilbert Garcin

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Bonheur rejoint (Eugenio Montale)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2021



Bonheur rejoint, on chemine
sur toi comme au fil d’une lame.
Aux yeux tu es la lueur qui vacille,
au pied l’étendue glacée qui se fêle,
donc ne te touche pas qui le plus t’aime.

Si tu atteins les âmes envahies
de tristesse, et les éclaires, ton matin
est doux et troublant comme les nids aux cimaises.
Mais rien ne rachète les pleurs de l’enfant
dont le ballon, entre les murs, s’échappe.

***

Felicità raggiunta, si cammina
per te su fil di lama.
Agli occhi sei barlume che vacilla,
al piede, teso ghiaccio the s’incrina;
e dunque non ti tocchi chi più t’ama.

Se giungi sulle anime invase
di tristezza e le schiari, il tuo mattino
è dolce e turbatore come i nidi delle cimase.
Ma nulla paga il pianto del bambino
a cui fugge il pallone tra le case.

(Eugenio Montale)

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Je te nomme jardin (Mathieu Bénézet)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2021



je te nomme jardin
tes seins sont des portes vibrantes

(Mathieu Bénézet)


Illustration: Eugène Begarat

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Au clair de lune (Minamoto no Tsunenobu)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2021



Au clair de lune les truites qu’on croyait prises dans la nasse du gué
N’étaient que givre s’agitant sur les algues

(Minamoto no Tsunenobu)

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Le feu montant (Elie-Charles Flamand)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2021



Un messager libéra les souffles
Des distances que venait de découvrir
le feu montant

(Elie-Charles Flamand)

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