Arbrealettres

Poésie

Faites que je m’éveille (Danielou Rejenski)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2017



Dites-moi que je sommeille ?…
Faites que je m’éveille
Dans un monde qui m’émerveille
et m’ensoleille…

(Danielou Rejenski)

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Je ne fais que passer (Stuart Wild)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2017



Je ne fais que passer

Un jour, j’ai rencontré un rabbin qui vivait dans une toute petite chambre
avec seulement une table et une chaise.
Je lui ai demandé:
« Mais Rabbin, où sont vos meubles? »
Il me répondit:
« Et vous, où sont les vôtres?
-Moi? Mais je ne fais que passer…
– Eh bien, moi aussi, répondit le rabbin. Je ne fais que passer. »

(Stuart Wild)

Illustration: Edward Hopper

 

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Présage (Birago Diop)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2017



Présage

Un soleil tout nu – un soleil tout jaune
Un soleil tout nu d’aube hâtive
Verse des flots d’or sur la rive
Du fleuve tout jaune.

Un soleil tout nu – un soleil tout blanc
Un soleil tout nu et tout blanc
Verse des flots d’argent
Sur le fleuve tout blanc.

Un soleil tout nu – un soleil tout rouge
Un soleil tout nu et tout rouge
Verse des flots de sang rouge
Sur le fleuve tout rouge.

(Birago Diop)


Illustration

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Vous parler? (Sabine Sicaud)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2017



… J’attends – comme le font derrière la fenêtre
Le vieil arbre sans geste et le pinson muet…
Une goutte d’eau pure, un peu de vent, qui sait?
Qu’attendent-ils? Nous l’attendrons ensemble.
Le soleil leur a dit qu’il reviendrait, peut-être…

(Sabine Sicaud)

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Un dieu me fuit que j’avais inventé (Guy Chambelland)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2017



…Un dieu me fuit que j’avais inventé
un grand cheval me fixe dans un rêve
un ciel de honte incendie la beauté…

(Guy Chambelland)

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La forêt somnole (Essénine)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2017



envoûtée par quelque fée,
la forêt somnole en rêvant

(Essénine)

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Le jardin mouillé (Henri de Régnier)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2017



La croisée est ouverte; il pleut
Comme minutieusement,
A petit bruit et peu à peu,
Sur le jardin frais et dormant.

Feuille à feuille, la pluie éveille
L’arbre poudreux qu’elle verdit;
Au mur, on dirait que la treille
S’étire d’un geste engourdi.

L’herbe frémit, le gravier tiède
Crépite et l’on croirait là-bas
Entendre sur le sable et l’herbe
Colle d’imperceptibles pas.

Le jardin chuchote et tressaille,
Furtif et confidentiel;
L’averse semble maille à maille
Tisser la terre avec le ciel.

Il pleut, et, les yeux clos, j’écoute,
De toute sa pluie à la fois,
Le jardin mouillé qui s’égoutte
Dans l’ombre que j’ai faite en moi.

(Henri de Régnier)

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Le jour annonce la nuit (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 23 mars 2017



Le jour annonce la nuit — éveille-toi.
Je traverse jusqu’à toi le bateau de mon corps
Je cherche à connaître la secrète terre
à travers la carte du sexe

(Adonis)

 

 

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J’avance (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 23 mars 2017



J’avance

J’habille les endroits où je passe d’énigmes et de signes
Je les encense de mon délire forestier, feu et tatouage,
Je me crois vague et je te crois rivage :
Ton dos est la moitié d’un continent, et sous tes seins
se trouvent mes quatre points cardinaux.

Je pousse arbre autour de toi
Et je tombe, entre toi et moi, aigle aux milliers d’ailes

(Adonis)

Illustration

 

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J’entends les extrémités délirer (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 23 mars 2017



J’entends les extrémités délirer
J’entends la taille sangloter, les hanches reposer

L’extase m’emporte
J’entre dans le désert de l’émotion violente je crie ton nom

Je descends aux sphères inférieures
Du côté du monde le plus étroit —
Je vois le feu et les larmes sur même plateau

Je vois la Ville des villes
Et ma coupe déborde.

Ainsi parle le seigneur corps.

(Adonis)

Illustration: Pascal Renoux

 

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