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Poésie

Posts Tagged ‘à jamais’

Il y aura toujours (Philippe Jaccottet)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2020



Il y aura toujours dans mon oeil cependant
une invisible rose de regret
comme quand au-dessus d’un lac
a passé l’ombre d’un oiseau

Et des nuages très haut dans l’air bleu
qui sont des boucles de glace

la buée de la voix
que l’on écoute à jamais tue

(Philippe Jaccottet)

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Si l’olive se souvient de son planteur (Mahmoud Darwich)

Posted by arbrealettres sur 5 mai 2020




    
Si l’olive se souvient de son planteur
Son huile se transformera en larmes
Oh ! sagesse des ancêtres, notre corps
pour vous deviendra un habit de protection.
On va éplucher les épines par nos cils
et on va couper la tristesse
et l’enlever de notre terre.
L’olivier conservera sa couleur verte à jamais
et rentrera dans la terre comme une arme

(Mahmoud Darwich)

 

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A CELLE QUI MOURUT DANS LA MER (José Emilio Pacheco)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2020



A CELLE QUI MOURUT DANS LA MER

Le temps qui détruit toutes choses
ne peut plus rien contre toi belle
jeune fille
Tu as maintenant à jamais vingt-deux ans
A jamais tu es poissons coraux mousse marine
vagues qui illuminent la terre entière

***

A LA QUE MURIÓ EN EL MAR

El tiempo que destruye todas las cosas
ya nada puede contra tu hermosura
muchacha
Ya tienes para siempre veintidós años
Ya eres peces corales musgo marino
las olas que iluminan la tierra entera

(José Emilio Pacheco)

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Le temps des lilas (Maurice Bouchor)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2020



    

Le temps des lilas

Le temps des lilas et le temps des roses
Ne reviendra plus à ce printemps ci;
Le temps des lilas et le temps des roses
Est passé, le temps des œillets aussi.

Le vent a changé, les cieux sont moroses,
Et nous n’irons plus courir, et cueillir
Les lilas en fleur et les belles roses;
Le printemps est triste et ne peut fleurir.

Oh! joyeux et doux printemps de l’année
Qui vins, l’an passé, nous ensoleiller,
Notre fleur d’amour est si bien fanée,
Las! que ton baiser ne peut l’éveiller!

Et toi, que fais-tu? pas de fleurs écloses,
Point de gai soleil ni d’ombrages frais;
Le temps des lilas et le temps des roses
Avec notre amour est mort à jamais.

(Maurice Bouchor)

 

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Le coeur déplumé (Yosano Akiko)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2020



Illustration
    
Le coeur déplumé
Un matin l’une des cordes
De mon petit luth :
Dieu l’a cassée soudainement,
À jamais abandonnée

(Yosano Akiko)

 

Recueil: Cheveux emmêlés
Traduction: Claire Dodane
Editions: Les Belles Lettres

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L’Amour, ce feu qui ardemment nous brûle sans aucune flamme (Luis de Camoes)

Posted by arbrealettres sur 30 janvier 2020




    
L’Amour, ce feu qui ardemment nous brûle sans aucune flamme

L’Amour, ce feu qui ardemment nous brûle sans aucune flamme
Et qui nous enflamme sans qu’on le sente
Qui nous soulage dans des soupirs
L’Amour, cette douleur sans ce mal qui fait souffrir

L’Amour ce n’est pas tant vouloir que de bien vouloir
C’est marcher seul au milieu des autres
Ne jamais se satisfaire d’être seulement satisfait
Et ne jamais oublier que tout ce qui est gagné peut tout se perdre à jamais

L’Amour, c’est vouloir s’emprisonner par la seule volonté
C’est servir le vaincu quand nous sommes vainqueur
Et garder la foi en celui qui nous touche.

Mais comment dans nos cœurs
Une amitié sincère peut éclore
D’un Amour à lui-même si contraire ?

***

Amor é fogo que arde sem se ver

Amor é fogo que arde sem se ver,
é ferida que dói, e não se sente;
é um contentamento descontente,
é dor que desatina sem doer.

É um não querer mais que bem querer;
é um andar solitário entre a gente;
é nunca contentar-se de contente;
é um cuidar que ganha em se perder.

É querer estar preso por vontade;
é servir a quem vence, o vencedor;
é ter com quem nos mata, lealdade.

Mas como causar pode seu favor
nos corações humanos amizade,
se tão contrário a si é o mesmo Amor?

(Luis de Camoes)

 

Site : http://artgitato.com/
Traduction: Français Jacky Lavauzelle / Portugais
Editions:

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La fin de Satan (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2020



Illustration: Odilon Redon
    
La fin de Satan

[…]

Oh; je monte et descends et remonte sans cesse,
De la création fouillant le souterrain,
Le bas est de l’acier, le haut est de l’airain,
A jamais, à jamais, à jamais; Je frissonne,
Et je cherche et je crie et j’appelle. Personne;
Et furieux, tremblant, désespéré, banni,
Frappant des pieds, des mains et du front l’infini,
Ainsi qu’un moucheron heurte une vitre sombre,
A l’immensité morne arrachant des pans d’ombre,
Seul, sans trouver d’issue et sans voir de clarté,
Je tâte dans la nuit ce mur, l’éternité.

[…]

(Victor Hugo)

 

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Oh que quelqu’un nous parle ! (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2020



Illustration: Laurent S
    
Oh que quelqu’un nous parle ! Oh ! que quelqu’un nous dise
Que nous ne sommes point à jamais dans la bise
Et dans l’âpre ouragan, et dans l’obscurité !
Qu’un jour nous sortirons de ce vent irrité
Qu’on verra, cieux profonds, subitement éclore
Un éblouissement d’aube et de météore,
Et qu’alors frissonnants, comme un essaim qui fuit,
Nous nous envolerons des branches de la nuit !

(Victor Hugo)

 

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Un mot (Robert Creeley)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2020



Ce soi-disant point de
conscience est à jamais
un mot qui assemble
ce monde de ce que
plus ou moins il est.

(Robert Creeley)

Illustration retirée sur demande de l’artiste

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ÉLÉGIE (Jacob Sternberg)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2020




    
ÉLÉGIE

Je fus sa fleur, par ses caresses
Divinisée,
Toute sa passion à jamais
Indivisée,
Souvent par lui saignait mon coeur
Mais je ne savais pas pourquoi.

Je suis à présent sa marmite
Cassée
Et sa vieille robe passée
La journalière,
La poupée qui gît fracassée
Pas plus qu’hier
Je ne sais aujourd’hui pourquoi.

(Jacob Sternberg)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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