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Poésie

Posts Tagged ‘à l’écart’

Il est fragile (Abbas Kiarostami)

Posted by arbrealettres sur 18 avril 2019



Enterrez
Mon coeur
À l’écart
Il est fragile

(Abbas Kiarostami)

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Je ne suis pas qui je suis (Lionel Ray)

Posted by arbrealettres sur 9 janvier 2019




    
Je ne suis pas qui je suis,
ce masque dans la nuit anonyme
cette voix qui monte comme un fleuve
ni ces pas ne sont miens.

Nous sommes seuls dans ce pays
de sel de pierre de vent
dans ce grand incendie de paroles
dans ce miroir tournant.

Qui es-tu qui que tu sois
ce mort en travers de ma route
cette chose de sang et d’ombre
qui bouge et ne bouge pas.

Tu vis à l’écart de toi-même
quel est ce visage absent
cet étranger que tu traînes
et qui rame à contre-courant ?

(Lionel Ray)

 

Recueil: Comme un château défait suivi de Syllabes de sable
Traduction:
Editions: Gallimard

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Hautes heures de la nuit (Jean-Pierre Lemaire)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2018



    

Hautes heures de la nuit.
Je me tais sous les mots
comme le Gave coule
silencieux sous le bruit
qui reste au ras de l’eau.
La poésie dépose
ses bateaux en papier
sur le courant obscur.
Elle joue à l’écart
sans troubler l’attente
du Verbe en nos vies.

(Jean-Pierre Lemaire)

 

Recueil: Figure humaine
Traduction:
Editions: Gallimard

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Mystère de l’aube (Yves Mabin Chennevière)

Posted by arbrealettres sur 8 janvier 2018



    

— Mystère de l’aube,
mystère de la beauté,
mystère du sourire,
mystère de la bonté,
mystère de la peur,
mystère du mal,
mystère de la vie,
il n’est que la mort à n’être pas mystère,

Je te regarde,
j’écoute tes paroles,
les battements de ton coeur,
seul, ton corps tient le mystère à l’écart,
donne à l’énigme une valeur réelle
qui la justifie ;

(Yves Mabin Chennevière)

 

Recueil: Variations du sensible
Traduction:
Editions: De la Différence

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Nulle heure n’est oisive (André Chénier)

Posted by arbrealettres sur 31 janvier 2017



 

Nulle heure n’est oisive et nul instant n’est vide.
Le temps vole, pour eux, d’une aile si rapide !
Tous deux muets, tous deux tranquilles à l’écart,
S’étonnent à la fin qu’il soit déjà si tard.
Ils se parlent d’amour dans leur silence même.
L’âme sans le vouloir rêve de ce qu’elle aime.
Il est là : c’est assez.

(André Chénier)

Illustration

 

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CANZONE : SUR L’ENCENS (Ezra Pound)

Posted by arbrealettres sur 22 décembre 2015




CANZONE : SUR L’ENCENS

Votre gracieuse aisance,
Ô Dame de mon coeur,
A jeté sur ma pensée un charme sacré.
Comme les flambeaux d’ambre quand d’étranges chevaliers
Avancent légèrement sous le bouclier damassé de la nuit,
S’élèvent de l’acier fuyant venu se refléter,
De même, sur ma pensée cuirassée qui vous accompagne,
Le chemin serait-il noir, tombe le charme sacré.

II
L’encensoir se balance,
Et les charbons ardents doivent
Libérer ce que l’oliban tenait avant serré,
Jusqu’à ce que, sur les fermes de l’est, l’été
Trouble les sens et rêve dans la lumière,
Comme la mémoire, corrigée par l’amour qui naît,
Avec la saveur que seul un nouvel amour connaît,
Par des chemins subtils, se rappelle le passé caché.

III
Les jours d’absence,
Lorsque, à l’écart, j’ai
Médité sur votre immense charme,
J’ai vu, sous le charme d’une musique ailée
Le silence qui vous crée. Ô rare délice!
Sons clairs modulés de la mélodie
Assourdis quand votre présence enveloppait le mépris,
Dans un accord de notes tremblantes qui jamais n’a faibli.

IV
Incandescence,
Qui, des flèches du soleil
A vêtu d’or tours et mâts dominants,
La flamme safran, feu qui ne blesse pas
Cache la perle du Khédive et la puissance du saphir
Des vagues lisses, devant sa porte rassemblée.
Ce manteau de grâce qui, autour de vous, rougeoie,
Cache la chose que vous êtes, ainsi décrite.

V
Toutes les choses méritant louange,
Qui vers le marché du Khédive
Venues de si loin, ont traversé maints périls,
Santal, myrrhe et nard qui désarment
La brusque colère du léopard, tout cela n’est rien
A côté de vos merveilles, Khédive! Protégé seulement

Par son immense grâce qui se reflète en lui,
Mon chant s’envole et implore merci.

VI
Ô Encensoir de la pensée qui brille,
Sois lumineux devant elle à la tombée de la nuit.

VII
Sois fragrant comme le champ nouveau qu’on moissonne,
Ô mon chant qui à « Elle » demande merci.

(Ezra Pound)

 

 

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