Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘à perte de vue’

Aucun arbre (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 23 juin 2018



Illustration    
    
aucun arbre
la chaleur
suffocante
le sable
à perte de vue

une errance
qui semblait
devoir
ne jamais
prendre fin

justifiées
les souffrances
endurées
quand j’ai porté
l’eau de l’oasis
à mes lèvres

(Charles Juliet)

 

Recueil: L’Opulence de la nuit
Traduction:
Editions: P.O.L.

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LES GRANDS PYLÔNES (François de Cornière)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2018




    
LES GRANDS PYLÔNES

Ils partent très au loin
les grands pylônes du paysage.
Ils m’attachent aux nuages
par des lignes qui s’en vont
du bout de leurs bras courts.

Ils passent comme moi je passe
ils s’éloignent sous le ciel
tout droit des deux côtés
jusqu’à perte de vue.

Dans leurs corps de ferraille
ils se répètent et ils se suivent
ils se resserrent ils disparaissent
et toujours ils m’emportent
les grands pylônes de ma route.

Pour aller où ?

(François de Cornière)

 

Recueil: Ces moments-là
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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AUTOMNE (John Clare)

Posted by arbrealettres sur 20 janvier 2018



 

    

AUTOMNE

Le duvet de chardon voyage
Bien que les vents soient tous tranquilles
Tantôt là sur le pâturage
Tantôt gravissant la colline
Le courant qui vient de la source
A présent bout comme un chaudron
Et franchit d’innombrables pierres
En bouillonnant à gros bouillons

Le sol racorni craquelé
A la mine d’un pain trop cuit
Le gazon vert est saccagé
Ses tiges desséchées sans vie
Les jachères comme de l’eau
Miroitent à perte de vue
Les fils de la vierge tremblotent
D’une herbe à l’autre suspendus.

Les collines tel un fer ardent
Brûlent à leur faîte au soleil
Et les ruisselets dans leur cours
Flambent clair à de l’or pareils
L’air aussi est de l’or liquide
La terre brûle comme un four
Quiconque promène les yeux
Voit l’Éternité alentour

***

AUTUMN

The thistledown’s flying
Though the winds are all still
On the green grass now lying
Now mounting the hill
The spring from the fountain
Now boils like a pot
Through stones past the counting
It bubbles red hot

The ground parched and cracked is
Like overbaked bread
The greensward all wracked is
Bents dried up and dead
The fallow fields glitter
Like water indeed
And gossamers twitter
Flung from weed unto weed

Hill-tops like hot iron
Glitter hot i’ the sun
And the rivers we’re eyeing
Burn to gold as they run
Burning hot is the ground
Liquid gold is the air
Whoever looks round
Sees Eternity there

(John Clare)

 

Recueil: Poèmes et Proses de la Folie de John Clare
Traduction: Pierre Leyris
Editions: Mercure de France

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Le Paradis (Ping Hsin)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2017



Un coin de vieux mur
Le ciel bleu par-dessus
Espace ouvert à perte de vue
c’est cela le Paradis – sur terre

(Ping Hsin)

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Je ne vois personne, à perte de vue (Pentti Holappa)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2016



« Je ne vois personne, à perte de vue
Et déraisonnable je suis :
grand ouvert mon cœur est prêt
à suivre la première ombre qui passe »

(Pentti Holappa)

Illustration: Gilbert Garcin

 

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