Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘à tue-tête’

Le bleu-clarté (Claude Roy)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2019




    
Le bleu-clarté du ciel-cristal
invente le mot radieux
Le soleil mélangé au froid
brûle et glace à tue-tête
Un lézard passe pensée furtive
ll fait beau comme un éclair calme

(Claude Roy)

 

Recueil: À la lisière du temps suivi de Le voyage d’automne
Traduction:
Editions: Gallimard

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Cela t’arrive-t-il? (Hermann Hesse)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2018



T’arrive-t-il aussi cela,
Lorsqu’on danse et crie à tue-tête,
De devoir, parmi cet éclat,
Soudain te taire et fuir loin de la fête?

Sur ton lit t’en vas-tu te coucher sans dormir,
Comme un qu’un point au cœur fait brusquement gémir?

Gaîté, rires s’en vont, fumée à la dérive,
Et tu pleures sans fin… Dis-moi, cela t’arrive?

***

Kennst du das auch?

Kennst du das auch, daß manchesmal
Inmitten einer lauten Lust,
Bei einem Fest, in einem frohen Saal,
Du plötzlich schweigen und hinweggehn mußt?

Dann legst du dich aufs Lager ohne Schlaf
Wie Einer, den ein plötzlich Herzweh traf;
Lust und Gelächter ist verstiebt wie Rauch,
Du weinst, weinst ohne Halt – Kennst du das auch?

(Hermann Hesse)

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Chagrin d’enfant (William Blake)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2018



Illustration: William Blake
    
Chagrin d’enfant

Ma mère gémit, mon père pleura ;
Je sautai dans ce monde dangereux,
Désarmé, nu, pépiant à tue-tête
Comme un démon caché dans un nuage.

Me débattant dans les mains de mon père
Me démenant dans mes langes
Ficelé et las, je préférais
Bouder sur le sein de ma mère.

Quand je vis que la rage était vaine
Que bouder ne servirait de rien
Après bien des espiègleries et des ruses
Je commençai à m’apaiser et à sourire.

Je m’apaisai de jour en jour.
Le moment vint où je tins debout sur le sol
Et je souris nuit par nuit
N’ayant de but que le plaisir.

Et je vis devant moi briller
Des grappes de la vigne sauvage
Et nombreux, des arbres et des fleurs charmants
Étendirent sur moi leur floraison printanière.

Mon père alors, avec les yeux d’un saint,
Un livre saint dans les mains
Prononça des malédictions sur ma tête
Et me lia à l’ombre d’un myrte.

***

INFANT SORROW

My mother groand! my father wept.
Into the dangerous world I leapt:
Helpless, naked, piping loud;
Like a fiend hid in a cloud.

Struggling in my fathers hands:
Striving against my swadling bands:
Bound and weary I thought best
To sulk upon my mothers breast.

(William Blake)

 

Recueil: William Blake
Traduction: Georges Bataille
Editions: Fata Morgana

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Ver de terre (Ko Un)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2016



 

 Ver de terre   [800x600]

Ver de terre
comment peux-tu vivre si longtemps à t’allonger, te rétrécir
sans une seule fois chanter à tue-tête ?

(Ko Un)

Illustration

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