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TENDU COMME UN VIOLON (Aba Stoltzenberg)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2019




    
TENDU COMME UN VIOLON

Tendu comme un violon
J’attends intensément la main du virtuose
Sur la soie de l’archet
Les yeux éteints.
J’attends comme une forêt sombre,
Embrase-moi de toutes parts,
Prends-moi comme on force une fille,
Je suis une salle fébrile
Aux fenêtres illuminées,
Bourdonne la soie fine et moi partout je tourbillonne,
Les sens béants comme des plaies à vif.

(Aba Stoltzenberg)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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J’IGNORE (Aba Stoltzenberg)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2019




    
J’IGNORE

Des langues j’ai horreur, j’ignore l’anglais, le français,
Mais Dieu que je voudrais comprendre le langage des objets.

Je supplie un mot d’exprimer la souffrance d’autrui
Des filles et des garçons à l’âge où mûrissent les fruits.

Et d’un moribond quand ses joues prennent des briques la couleur,
Laisse-moi, d’un humilié, comprendre ne serait-ce qu’un demi-pleur.

(Aba Stoltzenberg)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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