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Poésie

Posts Tagged ‘abaisser’

L’écran est intermittent (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2019




    
L’écran est intermittent
Au gré de celui qui
Regarde sa nuit sans que
La nuit soit là ni que les choses faillent
Il suffit d’abaisser la paupière en plein jour
Pour que l’écran se ferme
Tournoie s’il fait soleil.

(Jean Tortel)

 

Recueil: Précarités du jour
Traduction:
Editions: Flammarion

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Ouvrir les mains (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 9 mars 2019



Il ne suffit pas de lever les mains,
Ni de les abaisser
ou de dissimuler ces deux gestes
sous les embarras intermédiaires.

Aucun geste n’est suffisant,
même s’il s’immobilise comme un défi.

Reste une seule solution possible:
ouvrir les mains
comme si elles étaient des feuilles.

(Roberto Juarroz)

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SEXTANT (Jean-Pierre Lemaire)

Posted by arbrealettres sur 28 juillet 2017




    
SEXTANT

Pour savoir où tu es
entre les cris des mouettes
l’odeur du mazout
l’énorme sillage
tu abaisses le soleil
jusqu’à son reflet
dans le miroir fixe
mais ton coeur t’échappe
loin sous l’horizon
ton coeur sans image

(Jean-Pierre Lemaire)

 

Recueil: Le Pays derrière les larmes
Editions: Gallimard

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La nuit autour de moi se fait plus obscure (Emily Brontë)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2017



neige 6 [800x600]

La nuit autour de moi se fait plus obscure,
Les vents sauvages soufflent, plus froids,
Mais un charme tout puissant me lie,
Et partir, partir, je ne le peux.

Les arbres géants abaissent
Leurs branches nues, pesantes de neige,
Et la tempête va grande erre,
Et cependant je ne puis partir.

Nuages au-delà, nuages au-dessus de moi,
Solitudes au-delà, solitudes plus bas,
Mais nulle désolation ne peut m’émouvoir,
Je ne veux pas, je ne peux pas partir.

(Emily Brontë)

Illustration

 

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Ils ont inventé l’âme (Anna de Noailles)

Posted by arbrealettres sur 20 juin 2017



Ils ont inventé l’âme afin que l’on abaisse
Le corps, unique lieu de rêve et de raison,
Asile du désir, de l’image et des sons,
Et par qui tout est mort dès le moment qu’il cesse.

Ils nous imposent l’âme, afin que lâchement
On détourne les yeux du sol et qu’on oublie,
Après l’injurieux ensevelissement,
Que sous le vin vivant tout est funèbre lie.

Je ne commettrai pas envers votre bonté,
Envers votre grandeur, secrète mais charnelle,
Ô corps désagrégés, ô confuses prunelles,
La trahison de croire à votre éternité.
Je refuse l’espoir, l’altitude, les ailes,
Mais étrangère au monde et souhaitant le froid
De nos affreux tombeaux, trop bas et trop étroits,
J’affirme, en recherchant vos nuits vastes et vaines,
Qu’il n’est rien qui survive à la chaleur des veines!

(Anna de Noailles)

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Il ne suffit pas (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 10 décembre 2016



Il ne suffit pas de lever les mains
Ni de les abaisser
ou de dissimuler ces deux gestes
sous les embarras intermédiaires..

Aucun geste n’est suffisant,
même s’il s’immobilise comme un défi.

Reste une seule solution possible :
ouvrir les mains
comme si elles étaient des feuilles.

(Roberto Juarroz)

 

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Quand tu partiras, tu ne me quitteras pas (Michel Thion)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2016



Quand tu partiras,
tu ne me quitteras pas,
mais pour moi
le jour s’éteindra lentement
comme un arbre abaisse
ses branches sous la neige,
un grand vaisseau lent t’emportera
et tu tourneras ton cœur vers moi
mais non tes yeux,
seules tes mains me parleront,
de loin,
elles dessineront le paysage de ton absence
et tu glisseras doucement vers l’horizon de ma douleur.

Quand tu partiras
je n’écrirai pas sous notre amour le mot fin,
car le bonheur ineffaçable
tu me l’as déjà donné et le temps,
même le temps s’épuiserait à le reprendre.

Quand tu partiras
je commencerai d’attendre ton retour,
sentinelle de l’amour,
avec le sourire dans le profond de mon cœur,
où toi seule sais voir,
où toi seule reviendras un jour
donner la lumière et la chaleur.

(Michel Thion)

Ce texte est paru dans la revue « Voix d’encre » n° 34

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Silence (Luc Decaunes)

Posted by arbrealettres sur 28 avril 2016



OLEG ZHIVETIN  (27)

Silence

L’oiseau qui chantait dans l’ombre,
C’est ma lampe sur la table,
C’est son reflet impalpable
Sur le plafond enfumé.

Son duvet chauffe ma joue,
Sa patte est sur mon épaule,
Et je n’ose plus bouger
De crainte qu’il ne s’envole …

Mais attends encore un peu,
Que j’abaisse ma paupière :
Cet oiseau, c’est une fille
Qui me regarde dormir,

Jusqu’à ce que sa bouche rose,
La berceuse de ses bras nus,
La douceur de sa parole
Et mon cœur ne soient plus qu’un.

(Luc Decaunes)

 Illustration: Oleg Zhivetin

 

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