Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘accélération’

BRÈCHE (Paul Auster)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018



 

BRÈCHE

La pulsation d’une pierre
dans l’air blanc que je respirerai,

une pierre,
lancée par-delà la respiration,
comme ce pouvoir d’en finir avec
les pierres.

La perfection
et l’accélération du manque, ranimée
par la soif de sang
que tu étanches dans la pitié. L’inhumain
air blanc.

Partout où
je me dénie
le monde s’ouvre,

s’ouvre
et te fait place
pour que tu vives.

(Paul Auster)

Illustration: Andrej Gorenkov

 

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Dans une rage d’au-delà (Zéno Bianu)

Posted by arbrealettres sur 1 août 2017



la vie entière sait se réfugier
au fond d’une seule seconde

dans une rage d’au-delà

et rien n’a jamais jamais compté

sinon cette rafale
ce tremblement de tout
cette accélération de l’être

(Zéno Bianu)


Illustration

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A L’ARRIÈRE (Jean-Pierre Lemaire)

Posted by arbrealettres sur 28 juillet 2017



Illustration: Mitty Desques
    
A L’ARRIÈRE

Sur la banquette arrière, quand il pleuvait
et que le monde s’écartait devant la voiture
les gouttes filaient sur la vitre en oblique
avec des accélérations, d’imperceptibles pauses
et nous trois, voyageant à l’abri dans un autre temps
nous suivions du doigt ces vies minuscules
comme sur l’écran de la destinée
avant que le soleil ou le retour à la maison
nous rendent au décor agrandi du présent

(Jean-Pierre Lemaire)

 

Recueil: Le Pays derrière les larmes
Editions: Gallimard

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La balle de ping-pong(e) (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2017



La balle de ping-pong(e)

Quoi de plus fascinant que le rebond s’amenuisant d’une
balle de ping-pong sur une table de ping-pong ? Il y
a d’abord cette ampleur du saut magique puis
ce maintien dans l’étonnement gardé, la
répercussion inlassable du choc et
de l’impact, et vite cette trépid
ation qui finit par carrément
trépigner pour ne rien donn
er qu’une coquille blanche
comme absolument étr
angère à son excitation
passée. C’est comm
e s’il y avait eu acc
élération vers la le
nteur, légèreté
s’aggravant s
oudain en u
n vide roul
ant molle
ment su
r le côt
é. Po
urqu
oi
?

(Laurent Albarracin)

 

 

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