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Poésie

Posts Tagged ‘accroché’

Changement de domestiques (Yayû)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2019





Changement de domestiques –
le balai accroché
à une autre place

(Yayû)

Illustration: Hokusaï

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M’approcher du ciel (Yann Redor)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2018



 

escalade

Les rocs accrochés
A la brûlure d’un doigt
M’approcher du ciel

(Yann Redor)

 

 

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La vérité intérieure (Eckart)

Posted by arbrealettres sur 12 août 2018



 

Il n’arrive pas à la vérité intérieure
celui qui reste confortablement
attaché au signe.

(Eckart)

 

 

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FABLE DE PIERRE (Jaume Privat)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2018



 

pierres

FABLE DE PIERRE

Pierre à pierre
Nous avions bâti des murs,

Contre la lueur de l’aube,
Contre la nuit, le bruit, la peur.
Contre les autres,
Contre les pierres, enfin.

L’air manqua, nous comprîmes.

Accrochés de tous nos ongles,
Nous cherchons la sortie.

(Jaume Privat)

Découvert ici chez laboucheaoreilles

Illustration

 

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La vie passe (Hala Mohammad)

Posted by arbrealettres sur 8 août 2018



    

La vie passe
Alors que tu rassembles
Une seconde ici
Un moment là
Que tu caches dans un coffre
Entre les vêtements
Pour les jours de joie.

La vie passe
Alors que tu entends les secondes et les moments
Chanter dans le coffre de la joie
Dont tu as perdu la vieille clef
Accrochée autour de ton cou
A un fil vert
Comme font les vieillards.

***

(Hala Mohammad)

 

Recueil: Ce peu de vie
Traduction: Antoine Jockey
Editions: Al Manar

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Accrochée aux murs (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2018




    

Accrochée aux murs
tête en bas
comme une chauve-souris
je récapitule ma naissance
jour par jour
en hurlant

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour Poèmes choisis
Traduction:
Editions: Gallimard

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Petite chanson pour la main entêtée du soldat mort (Edmond Jabès)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2018



La main du soldat mort
est restée accrochée à l’arbre,
l’index sur la gâchette du fusil.
Tant d’étoiles, ses victimes.
Ohé, soldat,
tu nous fais un ciel de fête.
C’est l’été.
Les amoureux ont le plus beau toit.
Ohé, soldat, tu dors;
mais qui te voit?

(Edmond Jabès)

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Perturbé ce matin (Leonard Cohen)

Posted by arbrealettres sur 23 janvier 2018



Illustration  de l’auteur
    
Perturbé ce matin

Ah ! C’est ça.
C’est ça qui m’a perturbé
tant ce matin :
le désir m’est revenu
et j’ai de nouveau envie de toi.
Je m’en sortais si bien,
j’étais au-dessus de tout ça.
Garçons et filles étaient beaux
et j’étais un vieil homme, qui aime tout le monde.
Et voilà que j’ai de nouveau envie de toi,
j’ai envie de ton attention absolue,
de tes dessous roulés en hâte
encore accrochés à l’un de tes pieds
et de n’avoir rien à l’esprit
que d’être au-dedans
du seul endroit qui n’a
ni dedans,
ni dehors.

***

Disturbed This Morning

Ah. That.
That’s what I was so disturbed
about this morning:
my desire has come back,
and I want you again.
I was doing so fine,
I was above it all.
The boys and girls were beautiful
and I was an old man, loving everyone.
And now I want you again,
I want your absolute attention,
your underwear rolled down in a hurry
still hanging on one foot,
and nothing on my mind
but to be inside
the only place
that has
no inside,
and no outside.

(Leonard Cohen)

 

Recueil: Le livre du désir
Traduction: Jean-Dominique Brierre et Jacques Vassal
Editions: Cherche Midi

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LA FORTERESSE DES OMBRES (Poésie Irlandaise)

Posted by arbrealettres sur 6 juillet 2016



LA FORTERESSE DES OMBRES

Cûchulainn chante :

J’ai fait un voyage, ô Loegaire,
un voyage à la terre des Ombres.
La forteresse des Ombres avait des serrures de fer,
mais j’y ai posé la main.

Sept murs entouraient la cité,
haineuse était cette forteresse,
une palissade en fer sur chaque mur,
sur laquelle sept têtes étaient fichées.

Il y avait des portes de fer de chaque côté,
mais ce n’était pas même une défense contre des femmes,
je les ai frappées avec mon pied
si bien qu’elles sont tombées en morceaux.

Il y avait une fosse dans la forteresse,
celle du roi, disent-ils.
Dix serpents jaillissaient
de ses bords. Ce fut un haut fait.

Je courus vers eux,
et bien que leur nombre fut grand,
je les mis en morceaux
entre mes deux pouces.

Il y avait une maison pleine de crapauds
qui s’avancèrent vers nous.
C’étaient des bêtes à la tête pointue,
ils se collèrent à mon visage.

Des monstres horribles comme des dragons
furent lachés contre nous.
Puissants étaient leurs sortilèges.
Bien qu’ils (fussent terribles),

je courus vers eux
et lorsque je (les atteignis) ,
je les réduisis en petits morceaux
entre mes deux paumes

Il y avait un chaudron en cette forteresse.
Il ruisselait d’or et d’argent, quelle splendide découverte !
Ce chaudron (nous) fut donné
par la fille du roi.

Nous emmenâmes trois vaches.
Elles nagèrent sur la mer.
Il y avait un chargement d’or
pour deux hommes sur leur dos.

Quand nous partîmes sur l’océan
qui était vaste, vers le nord,
les hommes de mon bateau furent noyés
par la cruelle tempête.

Alors je portai,
bien que ce fût dangereux,
neuf hommes sur chacune de mes mains,
trois sur ma tête

et huit sur mes deux flancs,
accrochés à mon corps.
Ainsi je nageai sur la mer
jusqu’à parvenir au port.

Livre de la Vache Brune.

(Poésie Irlandaise)

Illustration: Arnold Böcklin

 

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Si toutes les mères (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 29 mai 2016



 

WAR lebadang

Si toutes les mères d’Europe et d’Amérique celles
de Chine aussi et peut-être d’ailleurs
qui gardent jusqu’à la mort dans leurs ventres le
trou sensible où logeaient leurs enfants
Si toutes les mères du monde avec le pendentif de
chagrin accroché à leur coeur
s’en venaient bataillon aux cheveux gris courbées
d’amour et graves de l’avenir du monde
s’en venaient prendre les enfants guerriers par la main
Oh ce serait un signe un signe

(Guy Lévis Mano)

Illustration

 

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