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Poésie

Posts Tagged ‘adossé’

Présence invérifiable (Michel Dugué)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2017



Le rectangle neigeux dans sa housse de pépiements
puis le mur croulé assurant une garde un peu triste,
enfin la maison aux ouvertures transies.

Présence invérifiable.

Le temps nous les dissimule.
Un mot seul les efface .
Néanmoins, ils sont là,
adossés au talus
que l’œil ne cesse de gravir.

(Michel Dugué)

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Certains jours (Bernard Mazo)

Posted by arbrealettres sur 19 septembre 2017



 

Certains jours
on voudrait
simplement
demeurer là
à ras des choses
à ne plus bouger
à ne plus parler
à oublier
ses rêves fracassés
à ne même plus
chercher à savoir
que faire
de son existence
exténuée

Quelqu’un ne dort pas
il guette
la venue de la nuit

Il interroge
la réalité des choses
qui s’effacent

Il se tient debout
adossé au temps
immuable

Il a le visage
de l’indicible

(Bernard Mazo)

Illustration: Charles Courtney Curran

 

 

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LES POUVOIRS DE L’AMOUR (VII) (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2017



Illustration: Annie Predal
    

LES POUVOIRS DE L’AMOUR (VII)

Adossé à l’ombre comme à un contrefort,
je vois les maisons se noyer dans les fenêtres
et la plaine recommence à faire tourner son disque
entre les bords enfin visibles de l’horizon.

Les paysages sont figés dans la verdure,
loin des villes que je ne peux quitter
parce que mes pas sont inscrits d’avance
dans toutes les rues où ma statue bouge.

Ton regard, trop grand pour l’espace,
fait de moi un être
à la recherche d’un chemin
qui ne va point au-delà de ton corps.

Tu es la seule chose
que je puisse tenir contre moi
et tes yeux d’amour sont uniques
comme le plus beau des couchants de mon enfance.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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San Francisco (Maxime Le Forestier)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2017




    
San Francisco

C’est une maison bleue
Adossée à la colline
On y vient à pied, on ne frappe pas
Ceux qui vivent là, ont jeté la clé
On se retrouve ensemble
Après des années de route
Et l’on vient s’asseoir autour du repas
Tout le monde est là, à cinq heures du soir
San Francisco s’embrume
San Francisco s’allume
San Francisco, où êtes vous
Liza et Luc, Sylvia, attendez moi

Nageant dans le brouillard
Enlacés, roulant dans l’herbe
On écoutera Tom à la guitare
Phil à la kena, jusqu’à la nuit noire
Un autre arrivera
Pour nous dire des nouvelles
D’un qui reviendra dans un an ou deux

Puisqu’il est heureux, on s’endormira
San Francisco se lève San Francisco se lève
San Francisco ! où êtes vous
Liza et Luc, Sylvia, attendez-moi

C’est une maison bleue
Accrochée à ma mémoire
On y vient à pied, on ne frappe pas
Ceux qui vivent là, ont jeté la clef
Peuplée de cheveux longs
De grands lits et de musique
Peuplée de lumière, et peuplée de fous
Elle sera dernière à rester debout
Si San Francisco s’effondre
Si San Francisco s’effondre
San Francisco ! Où êtes vous
Liza et Luc, Sylvia, attendez-moi

(Maxime Le Forestier)

 

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JAN SIX (Heather Dohollau)

Posted by arbrealettres sur 8 décembre 2016



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JAN SIX

Derrière sa tête le ciel se creuse
Cet homme seul
Qui lit à la fenêtre
Ouvre un autre espace
Comme dans un sablier d’or
Le temps s’éblouit
Et l’heure brève s’écoule absente
Adossé au soleil
Le visage porté par les ailes du col
Danseur immobile
Il se meut en lui-même
Et l’eau informe le verre
D’une buée fragile

(Heather Dohollau)

Illustration: Rembrandt van Rijn

 

 

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Allongée, légère (Heather Dohollau)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2016



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Allongée, légère
Adossée à la mort
Entre les mains
Le bouquet des heures
Avec les mots jamais dits
Encore cachés là
Au rebord d’un pétale
Sous un pli de lumière
Que cela et tout cela
Un manquement comme bien
Une faille de la nuit
Pour amorcer le jour

(Heather Dohollau)

Illustration: Sabine Germanier

 

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Ai-je un corps ou n’ai-je pas de corps ? (Han Shan)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



Ai-je un corps ou n’ai-je pas de corps ?
Suis-je moi ou ne suis-je pas moi ?
Ainsi la méditation discerne…
Assis, adossé à la falaise, le temps passe
Les herbes vertes poussent entre mes pieds
La poussière rouge tombe sur ma tête
Je vois déjà les gens du commun
Sur mon lit de mort offrir vin et fruits

*

(Han Shan)

 

 

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