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Poésie

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Traverser le vide? (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2018



Traverser le vide?

Innocent,
Tu veux rire!

Tu as dit déjà
Qu’il est toujours partout.

Simplement,
Tu as parfois le sentiment

Qu’il est lui-même
Affecté de vacance,
Ici ou là.

Et c’est sans doute
Quand véritablement

Vous formez un couple
A l’unisson.

(Guillevic)


Illustration: Jérôme Guilbot

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Supporte la disgrâce d’un cours égal (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2016



Supporte la disgrâce
D’un cours égal.
Accepte l’adversité
comme inséparable
de la condition humaine.

Que faut-il comprendre par
Supporte la disgrâce d’un cours égal ?

La disgrâce n’est pas pire
que la faveur.
Toutes deux engendrent la crainte.
Ne soit donc affecté
ni par la perte
ni par le gain.

Que faut-il comprendre par
L’adversité est inséparable
de la condition humaine ?

L’homme a un corps,
c’est pourquoi
le malheur a prise sur lui.
S’il n’en possédait point,
quel événement
pourrait le frapper ?

C’est pourquoi,
à celui qui se soucie des autres
autant que de lui-même
on peut confier le monde.

Seul celui qui aime les autres
autant que lui-même
est digne de les gouverner.

(Lao Tseu)

Illustration: Cristina Pérez de Villar

 

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Si je chante c’est d’une voix sombrée (Lydie Dattas)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2016



Si je chante c’est d’une voix sombrée :
aucun motif, aucun ornement qui doive ici sa beauté à la lumière,
mais chacun, tirant son eclat de la nuit
et son rayonnement de la tristesse, aggravera sa misère…

Tout ce qui dans vos chants console ici consternera,
tout ce qui illumine assombrira.
Comme la lune en passant devant le soleil l’obscurcit,
ma pensée en passant devant la vôtre l’éclipsera,
mon âme portera sur la vôtre une ombre donc elle ne guérira pas
et que le temps lui-même ne pourra pas effacer.

De même que le croissant noir aveugle et ne se peut contempler sans dommages,
quiconque assistera en ces pages à l’éclipse de la beauté en sera à jamais assombri,
quiconque contemplera en ces phrases la face maudite de la beauté en sera à jamais affecté.

(Lydie Dattas)

 

 

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Dette d’amour (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2015



Reconnaître cette dette d’amour
dont nous restons à jamais les débiteurs insolvables,
puisque du néant il nous est advenu de naître, d’être là,
doués, infectés, affectés de parole,
comme l’immensité des ténèbres l’est
d’une lumière rare et mystérieuse.

(Werner Lambersy)


Illustration: Odilon Redon

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