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Poésie

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PAR-DELÀ LES SIGNES (António Ramos Rosa)

Posted by arbrealettres sur 28 août 2016



PAR-DELÀ LES SIGNES

Écrire c’est maintenant disperser les ombres,
ouvrir les portes en pierre et reposer dans l’air.
Agenouillé près d’une barque ou d’une jarre,
un dieu respire et c’est le vide le plus pur.
Par-delà les signes et à leur commencement,
un sourire, une lueur des choses familières.
Et sur les murs et les doigts, un sable
qui descendrait des nuages et dans le lointain
la forme d’un bras aimant, le rêve de l’autre.

(António Ramos Rosa)

Illustration: Francis Pessin

 

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Le silence (Yannis Ritsos)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2016



Elle éclaire la maison vide et le silence agenouillé de la maison –
le silence est toujours agenouillé.

(Yannis Ritsos)

Poème découvert chez Lara ici

Illustration

 

 

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L’enfant du garde (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2015



 

Otto Dix Painting 012 [1280x768]

L’enfant du garde dès sept ans
Faisait grand peur à ses parents

Si vous allez au fond du parc
Évitez de tirer de l’arc

La jeune fille du château
Y fait voler robe et chapeau

Elle a des bras des bras des bras
On dirait branches de lilas

Ses yeux d’eau vive son grand deuil
La font pareille à un chevreuil

L’enfant du garde dès sept ans
Faisait grand peur à ses parents

Mangez à deux la soupe chaude
Et permettez que je me sauve

Permettez que je la rejoigne
Voici le temps qu’elle se peigne

Agenouillé dans l’herbe haute
Aimer ainsi serait-ce faute ?

L’enfant du garde dès sept ans
Faisait grand peur à ses parents.

(René Guy Cadou)

Illustration: Otto Dix

 

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