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Poésie

Posts Tagged ‘aiguiser’

Est-ce pour être aiguisée (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 16 mai 2019


glace

Est-ce pour être aiguisée
Que l’eau se glace?

(Guillevic)

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L’absence (Jean-Claude Pirotte)

Posted by arbrealettres sur 10 novembre 2018



Illustration: Karen Lamonte
    
l’absence aiguise la présence
le secret n’est révélé
qu’à l’écoute de l’absence
la présence le dérobe

(Jean-Claude Pirotte)

 

Recueil: Autres séjours
Traduction:
Editions: Le temps qu’il fait

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SOMMEIL BLESSE (Albert Ayguesparse)

Posted by arbrealettres sur 8 août 2018



 

SOMMEIL BLESSE

Tu respires dans un autre monde
vivante à peine et soulevée par un nuage de poudre
tirée en arrière par des troupes de fumées
et sourde à l’eau des lèvres
aux coups de grâce
au beau rêve humide de la nuit
qui rejette dans le sommeil
les armées d’ombelles qui te lèchent les jambes
la poitrine nue où bat
l’haleine d’une longue paresse
avec des bouquets de feu dans les cheveux
dans tes mains trop grandes pour retenir la mer
que j’entends ruisseler au fond des routes
et j’aiguise le tranchant de la vie
sur ta belle peau mouillée de soupirs.

(Albert Ayguesparse)

Illustration: José Vital Anselmo

 

 

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L’AVANT DU COMMENCEMENT (Octavio Paz)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2018



 

Guillermo Oyaguez Montero (30)

L’AVANT DU COMMENCEMENT

Bruits confus, clarté incertaine.
Un autre jour commence.
C’est une chambre dans la pénombre
et deux corps étendus.
Dans mon front je me perds
en une plaine désertée.
Maintenant les heures aiguisent leurs couteaux.
Mais à mon côté tu respires ;
très aimée et éloignée
tu coules et ne bouges pas.
Inaccessible si je te pense,
te palpe avec les yeux,
te regarde avec les mains.
Les rêves nous séparent
et le sang nous réunit :
Nous sommes un fleuve de battements.
Sous tes paupières mûrit
la semence du soleil.
Le monde
n’est pas toujours réel,
le temps doute :
seule est certaine
la chaleur de ta peau.
Dans ta respiration j’écoute
la marée d’être,
la syllabe oubliée du Commencement.

(Octavio Paz)

Illustration: Guillermo Oyaguez Montero

 

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MATIN ORDINAIRE (Anne Hébert)

Posted by arbrealettres sur 16 juin 2018



MATIN ORDINAIRE

C’est un matin ordinaire
Tout gris de nuit
Comme une taupe secoue la terre
Sur son pelage d’argent
Cligne des yeux au sortir
D’un long souterrain noir
Se remet à vivre
Lentement
Comme à regret
Tandis qu’une boule de feu
Derrière les nuages
Prépare sa lumière crue
Sans ménagement
Aiguise mille couteaux flamboyants.

(Anne Hébert)

 

 

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Présent, Passé, Avenir (Attila Jozsef)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2018



Présent, Passé, Avenir

Un instant, au passé, mon œil vague s’adresse.
Le présent le poursuit. Il ne peut se poser
Sur de vieux souvenirs. Non, il ne peut oser.
Le présent qui revient le tourmente sans cesse.

Le présent, le présent… toujours me tient en laisse.
Partout il me coudoie ! Je le vois aiguiser
Ses épines, hélas… promptes à m’inciser.
Il m’ôte tout espoir. Il me met en détresse.

Mais malgré la torture, il ne peut me ravir.
– Tout s’accomplit comme il est écrit – l’avenir!
L’avenir m’aidera sur mon chemin d’épines.

En l’avenir se glorifie l’être souffrant.
Me montrant le chemin, c’est toi qui m’illumines,
Avenir! Tous les deux, nous irons de l’avant.

(Attila Jozsef)

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Cette femme (Martine Broda)

Posted by arbrealettres sur 17 mai 2018



 

Júlia Fernández Sánchez 8773

cette femme ou rose efflanquée
habitait la rigueur
elle aiguisait sa jeunesse
une souffrance de cristal
rallumant sans faiblir
la bougie de faim plus claire
la parole gravée
par l’épine porte-rose dans son coeur

(Martine Broda)

Illustration: Júlia Fernández Sánchez

 

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Dès que je les ai vus (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 6 mars 2018




    
Dès que je les ai vus, les nuages sont venus à mon secours.
Si vous saviez combien j’ai besoin d’aide.
Il n’y a pas un instant où je ne cherche une pierre
pour aiguiser l’oeil.

(Christian Bobin)

 

Recueil: La grande vie
Traduction:
Editions: Folio

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Doux scepticisme du Cœur (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018



Doux scepticisme du Cœur —
Qui sait — et ne sait pas —
Oscille comme une Flotte Balsamique —
Assaillie par la neige —
Invite et puis retarde la vérité
De crainte que le Sûr ne s’use
Comparé aux affres exquises
D’une extase que la Peur aiguise —

***

Sweet skepticism of the Heart —
That knows — and does not know —
And tosses like a Fleet of Balm –
Affronted by the snow —
Invites and then retards the truth
Lest Certainty he sere
Compared with the delicious throe
Of transport thrilled with Fear —

(Emily Dickinson)


Illustration: Katerina Belkina

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Etrange faim (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2018



étrange faim
qui pour s’assouvir
ne tolère que
ce qui pourra
l’aiguiser

(Charles Juliet)


Illustration: Jean-Auguste-Dominique Ingres

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