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Poésie

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V’là l’bon vent (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2023




    
V’là l’bon vent

Derrière chez nous y a un étang
Trois beaux canards s’y vont nageant
Y’en a deux noirs y’en a un blanc

Refrain
V’là l’bon vent v’là l’joli vent
V’là l’bon vent ma mie m’appelle
V’là l’bon vent v’là l’joli vent
V’là l’bon vent ma mie m’attend

Le fils du roi s’en va chassant
Avec son grand fusil d’argent
Mire le noir et tue le blanc

Ô fils du roi tu es méchant
D’avoir tué mon canard blanc
Par-dessous l’aile il perd son sang

Par les yeux lui sort des diamants
Et par le bec l’or et l’argent
Toutes ses plumes s’envolent au vent

Trois dames s’en vont les ramassant
C’est pour en faire un lit de camp
Pour y coucher tous les passants

(Anonyme)

 

Recueil: Les plus belles chansons du temps passé
Traduction:
Editions: Hachette

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Derrière chez moi, devinez ce qu’il y a ? (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 6 février 2023




    
Derrière chez moi, devinez ce qu’il y a ?

Derrière chez moi, devinez ce qu’il y a ?
Derrière chez moi, devinez ce qu’il y a ?
Il y a un arbre, le plus bel arbre,
Arbre du bois, petit bois derrière chez moi.

Et la lon la, lon lère et la lon la lon la.
Et la lon la, lon lère et la lon la.

Et sur cet arbre, devinez ce qu’il y a ?
Et sur cet arbre, devinez ce qu’il y a ?
Il y a une branche, la plus belle branche,
Branche sur l’arbre, arbre du bois,
Petit bois derrière chez moi.

Et la lon la, lon lère et la lon la lon la.
Et la lon la, lon lère et la lon la.

Et sur cette branche, devinez ce qu’il y a ?
Et sur cette branche, devinez ce qu’il y a ?
Il y a une feuille, la plus belle feuille,
Feuille sur la branche, branche sur l’arbre,
Arbre du bois, petit bois derrière chez moi.

Et la lon la, lon lère et la lon la lon la.
Et la lon la, lon lère et la lon la.

Et sur cette feuille, devinez ce qu’il y a ?
Et sur cette feuille, devinez ce qu’il y a ?
Il y a un nid, le plus beau nid,
Nid sur la feuille, feuille sur la branche,
Branche sur l’arbre, arbre du bois,
Petit bois derrière chez moi.

Et la lon la, lon lère et la lon la lon la.
Et la lon la, lon lère et la lon la.

Et dans ce nid, devinez ce qu’il y a ?
Et dans ce nid, devinez ce qu’il y a ?
Il y a une aile, la plus belle aile,
Aile sur le nid, nid sur la feuille,
Feuille sur la branche, branche sur l’arbre,
Arbre du bois, petit bois derrière chez moi.

Et la lon la, lon lère et la lon la lon la.
Et la lon la, lon lère et la lon la.

Et sur cette aile, devinez ce qu’il y a ?
Et sur cette aile, devinez ce qu’il y a ?
Il y a une plume, la plus belle plume,
Plume sur l’aile, aile sur le nid,
Nid sur la feuille, feuille sur la branche,
Branche sur l’arbre, arbre du bois,
Petit bois derrière chez moi.

Et la lon la, lon lère et la lon la lon la.
Et la lon la, lon lère et la lon la.

Et sur cette plume, devinez ce qu’il y a ?
Et sur cette plume, devinez ce qu’il y a ?
Il y a un poêle, le plus beau poêle,
poêle sur la plume, plume sur l’aile,
Aile sur le nid, nid sur la feuille,
Feuille sur la branche, branche sur l’arbre,
Arbre du bois, petit bois derrière chez moi.

Et la lon la, lon lère et la lon la lon la.
Et la lon la, lon lère et la lon la.

Et dans ce poêle, devinez ce qu’il y a ?
Et dans ce poêle, devinez ce qu’il y a ?
Il y a un feu, le plus beau feu,
Feu sur la poêle, poêle sur la plume,
Plume sur l’aile, aile sur le nid,
Nid sur la feuille, feuille sur la branche,
Branche sur l’arbre, arbre du bois,
Petit bois derrière chez moi.

Et la lon la, lon lère et la lon la lon la.
Et la lon la, lon lère et la lon la.

Et dans ce feu, devinez ce qu’il y a ?
Et dans ce feu, devinez ce qu’il y a ?
Il y a un arbre, le plus bel arbre,
Arbre du bois, petit bois derrière chez moi.

Et la lon la, lon lère et la lon la lon la.
Et la lon la, lon lère et la lon la.

Et la lon la, lon lère et la lon la lon la.
Et la lon la, lon lère et la lon la.

(Anonyme)

 

Recueil: Les plus belles chansons du temps passé
Traduction:
Editions: Hachette

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Un papillon d’hiver (Kazué Asakura)

Posted by arbrealettres sur 1 février 2023




    
Un papillon d’hiver
aux ailes déchirées
voltige toujours.

***

(Kazué Asakura)

 

Recueil: Haïjins japonais
Traduction: Dominique Chipot & Makoto Kemmoku
Editions: Points

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Créatrice (Badawi al-Jabal)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2023



Illustration: Freydoon Rassouli
    
Créatrice
(extrait)

Tes grâces j’en ai mille et elles sont variées,
chacune est un monde de Lumière.
Sur les deux ailes de la puissance et de la passion,
tu m’as élevé vers un monde magique — vision de tes yeux.

Je leurre le sommeil par compassion
pour un rêve ivre et bienveillant
sur de minces lèvres brunes.

Ton chuchotement plein de douceur est un murmure
que porte le zéphyr rôdant parmi les fleurs.

Ton apparition a visité mes pupilles
et les a parfumées,
combien gracieuses et parfumées
sont ces apparitions !

Dans mon cœur j’ai savouré ta voix,
vin vieux non distillé
et Lumière invisible.

Tu m’as créé du Désir
assoiffé de folies
et de pondération.

J’ai loué l’exaltante apparition
afin de lui rendre gloire,
qu’elle soit Dieu ou beauté.

Ô Étoile qui tantôt se dissimule
et qui tantôt se dévoile à moi
sous les catégories du défini
et de l’indéfini.

Tu as abandonné ta soeur l’Aurore,
le Soleil du matin a ouvert l’oeil
sur la lamentation de la délaissée.
Dans le ciel, sur le bleu humide,
je vois des sillages par Toi tracés.

J’ai des trésors de compassion intarissables,
je les ai mis à disposition de l’opprimé et du persécuté.
Je prodigue avec l’humilité d’un indigent,
hélas ! mendiant rejeté qui répand la grâce.

Mes Pierres précieuses, lasses,
sommeillent dans un flot de senteurs
après avoir voyagé à l’aube et en plein soleil.

Elles ont erré loin du Cou bienheureux
mais vers Sa splendeur
la nostalgie de la Lumière pour la Lumière
les a guidées.

(Badawi al-Jabal)

***

Recueil: Poésie Syrienne contemporaine
Traduction:de l’Arabe par Saleh Diab
Editions: Le Castor Astral

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FOUDROYER… (Jean Cocteau)

Posted by arbrealettres sur 9 janvier 2023




    
FOUDROYER…

Foudroyer par l’obscur langage
Le rire du prisme solaire
C’est à quoi mon règne s’engage
Avec l’ange de colère.

Plus de profil ni de face.
Sur les armes de Persée
Il ne restera de trace
Autre que d’une pensée.

Et seul le jet pourpre d’elle
(La Gorgone) d’où s’élance
Le cheval aux longues ailes
Qui découpent le silence.

(Jean Cocteau)

 

Recueil: Clair-obscur
Traduction:
Editions: Points

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Au matin de ta tendresse (Bruno Doucey)

Posted by arbrealettres sur 8 janvier 2023




    
Au matin de ta tendresse

Au petit jour un papillon
se pose sur tes lèvres
L’infime battement de ses ailes
libère les ailes de la nuit.

(Bruno Doucey)

 

Recueil: S’il existe un pays
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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POUR VIVRE ICI (Paul Éluard)

Posted by arbrealettres sur 28 décembre 2022




POUR VIVRE ICI

I

Je fis un feu, l’azur m’ayant abandonné,
Un feu pour être son ami,
Un feu pour m’introduire dans la nuit d’hiver,
Un feu pour vivre mieux.

Je lui donnai ce que le jour m’avait donné :
Les forêts, les buissons, les champs de blé, les vignes,
Les nids et leurs oiseaux, les maisons et leurs clés,
Les insectes, les fleurs, les fourrures, les fêtes.

Je vécus au seul bruit des flammes crépitantes,
Au seul parfum de leur chaleur;
J’étais comme un bateau coulant dans l’eau fermée,
Comme un mort je n’avais qu’un unique élément.

II

Le mur de la fenêtre saigne
La nuit ne quitte plus ma chambre
Mes yeux pourraient voir dans le noir
S’ils ne se heurtaient à des ruines

Le seul espace libre est au fond de mon coeur
Est-ce l’espace intime de la mort
Ou celui de ma fuite

Une aile retirée blessée l’a parcouru
Par ma faiblesse tout entier il est cerné
Durerai-je prendrai-je l’aube
Je n’ai à perdre qu’un seul jour
Pour ne plus même voir la nuit

La nuit ne s’ouvre que sur moi
Je suis le rivage et la clé
De la vie incertaine.

III

La lune enfouie les coqs grattent leur crête
Une goutte de feu se pose sur l’eau froide
Et chante le dernier cantique de la brume

Pour mieux voir la terre
Deux arbres de feu emplissent mes yeux

Les dernières larmes dispersées
Deux arbres de feu me rendent la vie

Deux arbres nus
Nu le cri que je pousse
Terre

Terre vivante dans mon coeur
Toute distance conjurée
Le nouveau rythme de moi-même
perpétuel

Froid plein d’ardeur froid plein d’étoiles
Et l’automne éphémère et le froid consumé
Le printemps dévoué premier reflet du temps
L’été de grâce par le coeur héros sans ombres

Je suis sur terre et tout s’accommode du feu.

IV

Autour des mains la perfection
Mains pâles à déchirer le sang
Jusqu’à ce que le sang s’émousse
Et murmure un air idéal

Autour de tes mains la nature
Compose ses charmes égaux
À ta fenêtre
Aucun autre paysage
Que le matin toujours

Toujours le jour au torse de vainqueur

La jeunesse comblant la chair

En caressant un peu la terre
Terre et trésor sont mêlés
En écartant quelques brins d’herbe
Tes mains découvrent le soleil
Et lui font de nouveaux berceaux.

V

Aucun homme n’est invisible
Aucun homme n’est plus oublié en lui-même
Aucune ombre n’est transparente

Je vois des hommes là où il n’y a que moi
Mes soucis sont brisés par des rires légers
J’entends des mots très doux croiser ma voix sérieuse
Mes yeux soutiennent un réseau de regards purs

Nous passons la montagne et la mer difficiles
Les arbres fous s’opposent à ma main jurée
Les animaux errants m’offrent leur vie en miettes
Qu’importe mon image s’est multipliée
Qu’importe la nature et ses miroirs voilés
Qu’importe le ciel vide je ne suis pas seul.

(Paul Éluard)

Illustration

 

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Il n’y a pas d’épilogue (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 27 décembre 2022



Il n’y a pas d’épilogue

Nos mains sont légères
Comme ailes sur un pré
Le grain est dans mon sang
Nos regards sont fertiles
Je traverse le miroir déchirant

Mais je n’ai rien trouvé
Que je ne cherche encore.

(Andrée Chedid)

 

 

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LA CINQUIÈME SAISON (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 26 décembre 2022




    
LA CINQUIÈME SAISON

S’il faut nommer le ciel je commence par toi
Je reconnais tes mains à la forme du toit

L’été je dors dans la grange de tes épaules
Les hirondelles de ta poitrine me frôlent

Dressées contre ma joue les tiges de ton sang
Le rideau de ta chevelure qui descend

Je te cache pour moi dans la ruche des flammes
Reine du feu parmi les frelons noirs des âmes

Par l’automne épargnés tes yeux sont toujours verts
Les fleuves continuent de passer au travers

Ton souffle achève au loin le clapotis des plaines
On ne sait plus si c’est le soir ou ton haleine

En hiver tu secoues la neige de ton front
Tu es la tache lumineuse du plafond

Et je ferme au-delà des mers le paysage
Avec les hautes falaises de ton visage

L’étrave du printemps glisse entre tes genoux
Lentement le soleil s’est approché de nous

Tu traverses la nuit plus douce que la lampe
Tes doigts frêles battant les vitres de ma tempe

Je partage avec toi la cinquième saison
La fleur la branche et l’aile au bord de la maison

Les grands espaces bleus qui cernent ma jeunesse
Sur le mur le dernier reflet d’une caresse.

(René Guy Cadou)

 

Recueil: René Guy Cadou Poésie la vie entière oeuvres poétiques complètes
Traduction:
Editions: Seghers

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Vive voix (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 25 décembre 2022




Illustration: Christophe Leparoux
    
Vive voix

Pleine terre à craquer
Maison de serre chaude
O visage à deux mains
Nacelle de l’oubli
Les copeaux du couchant volent sous l’établi

Tu veilles
Ton enfant se lisse dans ses ailes
Lentement tu descends les marches
Les prunelles
Une rose épargnée envahit la fenêtre

Déjà
Et dans le sang
Ta femme va paraître

Alors le vent soulève une larme
Un rideau
Le plafond s’enhardit jusqu’au bord du tréteau
Et la scène écartée du ciel et de la rampe
Appareille à jamais vers la plus haute lampe.

(René Guy Cadou)

 

Recueil: René Guy Cadou Poésie la vie entière oeuvres poétiques complètes
Traduction:
Editions: Seghers

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