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Poésie

Posts Tagged ‘aile’

Voilà le beau temps (Armand Lanoux)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2018



Voilà le beau temps
pour les nacelles
mon amour m’appelle
voilà le beau temps
pour les demoiselles
Malvina m’attend.
Malvina mon coeur vole
Malvina mon coeur volant.
Les amants de Sylvie à Compiègne
beaux enfants de Mortefontaine
chantent l’amour oublient la haine
tirent à l’arc la tourterelle
manquent l’oiseau blessent la belle.

Souviens-toi Malvina
montés sur le Coeur Volant
ton coeur ne battait que d’une aile
et il n’y eut plus de temps.
Comme nous avons vogué longtemps…

(Armand Lanoux)


Illustration

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La carence (Alejandra Pizarnik)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2018



La carence

Je ne connais pas les oiseaux,
je ne connais pas l’histoire du feu.
Mais je crois que ma solitude devrait avoir des ailes.

(Alejandra Pizarnik)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

 

 

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LES ARAIGNÉES ET LES DICTONS (Pierre Béarn)

Posted by arbrealettres sur 13 octobre 2018



LES ARAIGNÉES ET LES DICTONS

Araignée du matin : chagrin,
pensait un bébé coccinelle
cherchant à libérer ses ailes.

(Pierre Béarn)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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Autoportrait (Saint-John Perse)

Posted by arbrealettres sur 13 octobre 2018



Autoportrait

Et vous pouvez me dire: Où avez-vous pris cela?
– Textes reçus en langage clair! versions données sur
deux versants!… Toi-même stèle et pierre d’angle! Et
pour des fourvoiements nouveaux, je t’appelle en litige
sur ta chaise dièdre,

Ô Poète, ô bilingue, entre toutes choses bisaiguës, et
toi-même litige entre toutes choses litigieuses – homme
assailli du dieu! homme parlant dans l’équivoque! ah!
comme un homme fourvoyé dans une mêlée d’ailes et
de ronces, parmi des noces de busaigles!

(Saint-John Perse)

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LIT DE RIVIÈRE (Octavio Paz)

Posted by arbrealettres sur 10 octobre 2018



Illustration: Josephine Wall

    

Entends la palpitation de l’espace
Ce sont les tambours de l’été
Les pas de la saison en rut
Sur les braises de l’année
C’est son bruit d’ailes et de crotales
Sous sa robe de racines et d’insectes
La terre crépite
La soif s’éveille élève
Ses grandes cages de verre
Là tu chantes ta chanson furieuse
Ta chanson heureuse
D’eau captive
Tu chantes nue
De pollen le visage
Les seins et le ventre tachés
Sur le paysage aboli
Ton ombre est un pays d’oiseaux
Que le soleil disperse
D’un geste

(Octavio Paz)

 

Recueil: Versant Est
Traduction: Yesé Amory,Claude Esteban,Carmen Figueroa,Roger Munier,Jacques Roubaud
Editions: Gallimard

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L’aile de l’orfraie (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 1 octobre 2018




    
L’aile de l’orfraie, frôlant
Le feuillage, fait tomber
L’ultime goutte de pluie
Sur l’étang, miroir brisé…

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

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On part… (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2018



 

Michael Page 1979 - American Pop Surrealism painter -   (31) [1280x768]

On part… et l’automne morose
Que l’on croise au tournant du chemin
Flétrit d’un souffle les roses
Qu’on emportait dans la main ;

On part, et la pluie, éployée
Comme une aile, vous frôle la joue :
La pluie banale a noyé
Tes larmes et les mêle à la boue.

On part vers l’aventure neuve ;
Hier est là en sa jeune beauté
Qui sourit sous son voile de veuve ;
On part — et l’on pourrait rester…

(Francis Vielé-Griffin)

Illustration: Michael Page

 

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MOT (Srecko Kosovel)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2018



 

Karst_and_Cedars [1280x768]

MOT

Tant de mots, tant de mots,
Mais un seul entre tous;
Dans tout l’univers
D’aussi solitaire
En vérité, il n’en est pas.

Comme la grive sur le Karst
D’une aile légère survient
Au temps d’automne,
Sur la lande au-delà des pins
Elle se fond au lieu de solitude.

L’écho des coups de feu sur la lande résonne.
Sois! Maintenant les chasseurs l’abattent.
Qu’es-tu venue chercher, pensée, sur le Karst
En ce triste temps d’automne ?
Les coups de feu là-bas s’éloignent.

(Srecko Kosovel)

 

 

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Janvier (François Coppée)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2018



 

Mathieu Triolet Oiseau mort sur la neige (2013)

Janvier

Songes-tu parfois, bien-aimée,
Assise près du foyer clair,
Lorsque sous la porte fermée
Gémit la bise de l’hiver,

Qu’après cette automne clémente,
Les oiseaux, cher peuple étourdi,
Trop tard, par un jour de tourmente,
Ont pris leur vol vers le Midi ;

Que leurs ailes, blanches de givre,
Sont lasses d’avoir voyagé ;
Que sur le long chemin à suivre
Il a neigé, neigé, neigé ;

Et que, perdus dans la rafale,
Ils sont là, transis et sans voix,
Eux dont la chanson triomphale
Charmait nos courses dans les bois ?

Hélas ! comme il faut qu’il en meure
De ces émigrés grelottants !
Y songes-tu ? Moi, je les pleure,
Nos chanteurs du dernier printemps.

Tu parles, ce soir où tu m’aimes,
Des oiseaux du prochain Avril ;
Mais ce ne seront plus les mêmes,
Et ton amour attendra-t-il ?

(François Coppée)

Illustration: Mathieu Triolet

 

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PHIDYLÉ (Leconte de Lisle)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2018



Jean-Francis Auburtin d [800x600]

PHIDYLÉ

Offre un encens modeste aux Lares familiers,
Phidylé, fruits récents, bandelettes fleuries ;
Et tu verras ployer tes riches espaliers
Sous le faix des grappes mûries.

Laisse, aux pentes d’Algide, au vert pays Albain,
La brebis, qui promet une toison prochaine,
Paître cytise et thym sous l’yeuse et le chêne ;
Ne rougis pas ta blanche main.

Unis au romarin le myrte pour tes Lares.
Offerts d’une main pure aux angles de l’autel,
Souvent, ô Phidylé, mieux que les dons plus rares,
Les Dieux aiment l’orge et le sel.

Plus de neiges aux prés. La Nymphe nue et belle
Danse sur le gazon humide et parfumé ;
Mais la mort est prochaine; et, nous touchant de l’aile,
L’heure emporte ce jour aimé.

Un vent frais amollit l’air aigu de l’espace;
L’été brûle ; et voici, de ses beaux fruits chargé,
L’Automne au front pourpré; puis l’hiver, et tout passe
Pour renaître, et rien n’est changé.

Tout se répare et chante et fleurit sur la terre ;
Mais quand tu dormiras de l’éternel sommeil,
O fier patricien, tes vertus en poussière
Ne te rendront pas le soleil!

(Leconte de Lisle)

Illustration: Jean-Francis Auburtin

 

 

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