Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘aimanter’

Ô suggestions, traverses ! (Franck André Jamme)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2018



Illustration
    
Ô suggestions, traverses !
Ô voies purement désirées !
Au fond, je n’avais pas changé,
jamais je ne trouverais les fondations de la demeure.

Alors, paroles d’eau.
Ou paroles de sable.
Poussière, l’envolée,
limaille aimantée par le ciel.

Était-ce vraiment le mirage ?

(Franck André Jamme)

 

Recueil: La récitation de l’oubli
Traduction:
Editions: Flammarion

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

C’est l’histoire d’une petite fille (Bruno Grégoire)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2018




    
C’est l’histoire d’une petite fille
qui, plongeant ses mains dans l’eau fraîche
de l’étang,
aimante les libellules,
étrangement.

(Bruno Grégoire)

 

Recueil: L’épingle du jeu suivi de Sans
Traduction:
Editions: Obsidiane

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

A l’écoute du corps (Antoine Emaz)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2018




    
à l’écoute du corps
dans l’après-midi bleu

rien que cela

un peu plus fin
on entendrait presque
la mesure du coeur
battre
comme une pendule

à l’écart

avec peu de mots dans la valise
le strict nécessaire

aimanter autour
ne pas brusquer
laisser venir les choses

(Antoine Emaz)

 

Recueil: Peau
Traduction:
Editions: Tarabuste

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le muscle de l’espoir (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2017



Le muscle de l’espoir

J’ai traversé des seuils rencontré le partage
J’imaginais des sons des saveurs des reflets
J’inventais une durée par-delà tout naufrage
J’ai gravé l’avenir dans la moelle du passé

Je réduisais les murs
Transperçais les enceintes
J’ai aimanté les mots
J’ai dansé le silence
Sur les nervures du temps

J’ai comblé d’herbes
Les gouffres les brèches les failles
Enroulé de soleils la spirale des nuits

Au versant des carnages
J’ai sauvegardé l’oiseau.

(Andrée Chedid)


Illustration: Vincent Van Gogh

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 4 Comments »

Tu ne vois pas (Jean-Marie Barnaud)

Posted by arbrealettres sur 10 août 2017



Illustration
    
Tu ne vois pas
combien ton corps
aimante l’espace
Tant d’années que je l’entends
qui respire hors de moi
Tant d’années qu’il s’abrite au secret
que je lui manque
comme on s’essouffle
dune après dune
à poursuivre une clarté

(Jean-Marie Barnaud)

 

Recueil: Fragments d’un corps incertain
Editions: Cheyne

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Aimantez les amants (Zéno Bianu)

Posted by arbrealettres sur 8 août 2017




    
Aimantez les amants
Détressez la détresse
Tendez votre fil d’Ariane

(Zéno Bianu)

 

Recueil: Satori Express
Editions: Le Castor Astral

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

Rudiments de lumière (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2016



Rudiments de lumière

Ce feu que les enfants préparent,
d’herbes sèches, de brindilles,
dans un cercle de pierres,
ils sont à genoux, pour combien
de temps ? jamais ils ne s’inquiètent,
comme eux tu as prié.

Ce serait un talus en friche,
ce serait un rivage ou une crête,
tu viens, tu ne peux que venir,
le feu autour de lui aimante.

Au feu plus intense
ne donne aucun ordre,
tu tombes le masque, tes poings
se desserrent, mais tu t’ajoutes :
tu te réchauffes, tu te préfères,
contente-toi de l’admirer,
démuni, disponible.

(Pierre Dhainaut)

Découvert ici: http://revuedepoesie.blog.lemonde.fr/

 

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le monde aspire vers une sorte de centre invisible (Michel Deguy)

Posted by arbrealettres sur 14 janvier 2016



Le monde aspire vers une sorte de centre invisible, et nous y marchons de dos, luttant contre le vertige.
Chacun, détourné, inquiet du site qu’il contourne, mesure à l’aveuglette la distance au gouffre qui aimante ;
chacun côtoie la perte d’être — serait-ce le temps qui naît ici comme l’incessant de celle perte ?

(Michel Deguy)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :