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Poésie

Posts Tagged ‘(Albert Cohen)’

Edentés ou non (Albert Cohen)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2019



Edentés ou non,
forts ou faibles,
jeunes ou vieux,
nos mères nous aiment.

Et plus nous sommes faibles
et plus elles nous aiment.

Amour de nos mères,
à nul autre pareil.

(Albert Cohen)

 

 

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Pleurer sa mère (Albert Cohen)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2018



Pleurer sa mère,
c’est pleurer son enfance.

L’homme veut son enfance, veut la ravoir,
et s’il aime davantage sa mère
à mesure qu’il avance en âge,
c’est parce que sa mère,
c’est son enfance.

J’ai été un enfant,
je ne le suis plus
et je n’en reviens pas.

(Albert Cohen)

 

 

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Je ne veux pas qu’elle soit morte (Albert Cohen)

Posted by arbrealettres sur 22 octobre 2018



Je ne veux pas qu’elle soit morte.
Je veux un espoir, je demande un espoir.
Dieu de ma mère, mon Dieu que j’aime
malgré mes blasphèmes de désespoir.
Je T’appelle au secours.

Aie pitié de ce mendiant abandonné au coin du monde.
Je n’ai plus de mère, je n’ai plus de maman,
je suis tout seul et sans rien
et j’appelle vers Toi qu’elle a tant prié.

Donne-moi la foi en Toi,
donne-moi la croyance en une vie éternelle.
Cette croyance, je l’achèterais au prix d’un milliard d’années en enfer.
Car après ce milliard d’années en enfer où l’on Te nie,
je pourrai revoir ma mère qui m’accueillera,
sa petite main timidement à la commissure de sa lèvre.

(Albert Cohen)

Illustration

 

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Pourquoi cette rougeur en ton front (Albert Cohen)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2017



J’ai ouvert cette figue fraîche
J’ai souri de sa chair rose
De sa chair douce.

Pourquoi cette rougeur en ton front
Tandis que je mangeais le beau fruit délicat
Jeune fille.

(Albert Cohen)

Découvert ici chez Lecture/Ecriture

Illustration

 

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Ô seins (Albert Cohen)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2016



ô seins de terrible présence,
féminines deux gloires,
hautes abondances,

bouleversants étrangers
devant toi intouchés,
présents et défendus,

cruellement montrés,
trop montrés
et pas assez montrés,

angéliques bombes,
doux reposoirs
dressés en leur étrange pouvoir,

désirable récolte,
tourmentantes merveilles
et jeunes fiertés,

l’une à droite
et l’autre à gauche,
ô tes deux souffrances,

ô les fruits tendus
de complaisante sœur,
ô les deux lourds

de ta main si proches.

(Albert Cohen)

Illustration: Pascal Renoux

 

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Chaque homme est seul (Albert Cohen)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2016



Chaque homme est seul
et tous se fichent de tous

et nos douleurs
sont une île déserte.

(Albert Cohen)

Illustration

 

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J’avais besoin de sa tendresse (Albert Cohen)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2016



J’avais besoin de sa tendresse,
cette tendresse qu’elles ne donnent
que si elles sont en passion,

cette maternité divine
des femmes en amour.

(Albert Cohen)

 

 

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Quand les gens posent pour une photographie (Albert Cohen)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2016



Quand les gens posent
pour une photographie,
ils sourient, ils sont bons,
leur âme est endimanchée.

C’est agréable de les regarder,
on a le meilleur d’eux.

(Albert Cohen)

 Illustration: Pascal Renoux

 

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Les autres mettent des semaines et des mois (Albert Cohen)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2016



Les autres mettent des semaines et des mois
pour arriver à aimer, et à aimer peu,
et il leur faut des entretiens
et des goûts communs
et des cristallisations.

moi, ce fut le temps
d’un battement de paupières.

Dites-moi fou, mais croyez-moi.
Un battement de ses paupières,

et elle me regarda sans me voir,
et ce fut la gloire et le printemps
et le soleil et la mer tiède
et sa transparence près du rivage
et ma jeunesse revenue,

et le monde était né.

(Albert Cohen)

 

 

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Je veux être le petit garçon de maman (Albert Cohen)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2016



Je veux être le petit garçon de maman,
un petit garçon très gentil qui, lorsqu’il est malade,
aime tenir le bas de la jupe de maman assise auprès du lit.

Lorsque je tiens le bas de sa jupe,
personne ne peut rien contre moi.

(Albert Cohen)

 

 

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