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Poésie

Posts Tagged ‘(Alexandre Voisard)’

Le monde attend encore (Alexandre Voisard)

Posted by arbrealettres sur 13 juillet 2017



Je traverse les journées
à grands coups de miroir
allumant les portraits dans le noir
répandant les mêmes mots
d’amour sur les blés
que les éternels vols de ramiers
tout est dit depuis toujours
mais le monde attend encore
que morde la braise
sous le feu de la parole.

(Alexandre Voisard)


Illustration

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Il ne suffit pas de maugréer avec les coqs (Alexandre Voisard)

Posted by arbrealettres sur 11 novembre 2015



Il ne suffit pas de maugréer
avec les coqs
dans la fumée des travaux finis
pour accéder au quai
incertain du crépuscule
nous avons autopsié toutes les horloges
appris tous les horaires par coeur
il faut encore nous résigner à entendre
grincer sur ses gonds
le temps perdu.

(Alexandre Voisard)

 

 

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Avant que la lune (Alexandre Voisard)

Posted by arbrealettres sur 11 novembre 2015



Avant que la lune fasse
de nous des disciples résignés
prendre des nouvelles de la planète
l’oreille collée contre l’érable
tandis que le camarade ailé
au large des étangs
s’accroche à des vestiges d’illusions
Assieds-toi parmi les abeilles
au pied du rempart des ronces
écoute sangloter les étamines
fait semblant de parler
le langage du petit géranium
on te fera crédit et tu pourras
abuser impunément des étrangères
qu’enivre la moindre odeur
de menthe froissée
loin des yeux
loin du miel.

(Alexandre Voisard)

Illustration; Danielle Rannou

 

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LES FRERES ET LES SOEURS (Alexandre Voisard)

Posted by arbrealettres sur 11 novembre 2015



LES FRERES ET LES SOEURS

L’orage me quitte, la libellule me confie sa route.
Ce matin l’églantine m’attend, le ciel s’étale sur mon livre grandissant.

Un, trois, quatre, puis sept et dix ruisseaux m’accompagnent à travers les villes :
main dans la main, ensemble nous gagnons quelques mesures
et les peupliers musiciens nous marient pour d’entières saisons.

Le platane guette ma lucarne. La locustelle tombe dans mon jardin comme un fruit espéré.
Mais vient ma plus douce lingère : abeille qui cherche la tendre écorce de mon rêve,
petite soeur, voici ma paupière, voici mon trèfle, voici ma chanson lente à guérir,
voici la rosée de mes lèvres pour la prochaine aurore.

(Alexandre Voisard)

 

 

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