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Poésie

Posts Tagged ‘(Ali Hamouda)’

Comment le mot s’est-il fait chair pour toi (Ali Hamouda)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2016



Je répète les mots inexacts
les mots impuissants
les mots injustes
les mots de miel qui blessent l’oreille
les mots d’amour qui embrasent la haine
les mots durs et creux
désespérément creux comme
la tête et comme l’âme
comme la main tendue dans un geste de grâce
comme la main qui tient la dernière goutte d’eau
et qui s’étonne de
ses rides plus assoiffées que la gorge.
Mon Dieu, comment le mot
s’est-il fait chair pour toi?

(Ali Hamouda)

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Jadis (Ali Hamouda)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2016



Jadis – te souvient-il pourtant de la saison?
les mots neigeaient sur un regard d’enfant
suspendu aux étoiles,
et la joie jaillissait
des mers du ciel changeant
des sables morts
criant un hymne d’amour.

Les jours pour les enfants continuent de fleurir,
les nuits d’été ou de tempête
riches de vrais parfums
s’ouvrent toujours à certains murmures.
Tout chante; le ciel survivra au raidissement de nos ailes
mais l’écho de nos voix s’est-il déjà perdu?

(Ali Hamouda)

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Sans joie sans caresse (Ali Hamouda)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2016



sans joie sans caresse?
Dans leurs regards traqués brille un feu d’amoureuse rage.

Chant vers toi l’inconnue
entrevue dans le vent ou le train qui vole,
chant à la source des mirages,
aux voix multiples de l’univers dénué de formes et de mots appris.

(Ali Hamouda)

Illustration: Paul Delvaux

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Où êtes-vous (Ali Hamouda)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2016



Où êtes-vous
à l’instant où notre souffle s’exhale
sans vous rejoindre,
ô vous les disparus qui laissez votre chair
blottie contre notre âme,
votre chair délaissée péniblement un jour
où tous étaient en fête,
où l’arbre et le blé avaient retrouvé vie dans l’ait caressant
et les chants de l’oiseau et l’enfant
qui s’ouvrent au premier beau jour?
Où êtes-vous où êtes-vous?

Une image une larme une voix:
vous êtes-là, respirant en silence.

(Ali Hamouda)

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Quand partout règne l’obscurité (Ali Hamouda)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2016



Il y a toujours de la lumière
quelque part dans le monde
endormi.
Et quand le vent déchire l’eau
une mer quelque part
chante et rit.
Dans mon coeur il y a toujours un sang
qui traîne à l’air toute douleur
et ramène un rayon de joie.
Dans nos yeux il y a toujours un peu de soleil
qui refleurit
quand partout règne l’obscurité.

(Ali Hamouda)

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Mon ciel si bleu et si lointain (Ali Hamouda)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2016



Au fond des eaux repose
inaccessible mais partout présente
la terre ferme et riche en corail et verdures.
et il est aussi vrai
qu’un nuage jamais n’effacera le ciel.
Hymne de l’espérance mystérieuse
les rêves renaissent plus jeunes plus tenaces
dans le coeur encor vague de l’enfant
et sur la lèvre mourante.
Combien de larmes avons-nous oubliées?
Mon ciel si bleu et si lointain, tu restes.

(Ali Hamouda)

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Effleurer (Ali Hamouda)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2016



Effleurer
comme la brise effleure à minuit les palmiers
et la lune en rêve,
comme la vague à l’aube effleure le sable,
comme un regard effleure en silence tes yeux
puis s’enfuit.
Mais je crains d’effleurer le drap
où tu reposais
et cette poussière où dorment
les signes de tes doigts.

(Ali Hamouda)

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Je t’aime (Ali Hamouda)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2016



Par quels cris et par quels gestes est-on passé
Avant de pouvoir dire: « Je t’aime »?

(Ali Hamouda)

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Il court je ne sais quoi (Ali Hamouda)

Posted by arbrealettres sur 5 septembre 2016



Il court je ne sais quoi
dans l’air
sur l’eau
dans le sillage des cheveux blonds
les yeux rieurs et les yeux tristes
il court mais quoi
je ne sais trop
est-ce un parfum une musique
est-ce un sourire à bruit de pas
est-ce des pas légers sourires?
Il court je ne sais quoi dans l’air.

(Ali Hamouda)

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A l’aube d’un avril où naquit ta chanson (Ali Hamouda)

Posted by arbrealettres sur 3 septembre 2016



Refleurisse le temps sur la crête des vagues vives
porteuses des vieux chants émergés de l’oubli.
Les barques dansent sous la brise,
valse des parasols dans les soirs du vieux port
où glissent langoureuses les filles d’Italie.

Refleurisse le temps sur l’humble rive où je suivais tes pas
le temps de ma trentième enfance
le temps de l’espérance frêle
comme l’écume comme ta voix et mon sourire
à tes joues d’enfant
à l’aube d’un avril où naquit ta chanson.

(Ali Hamouda)

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