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Poésie

Posts Tagged ‘aligné’

Les cyprès (Malcom de Chazal)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2018



 

 Renata Rychlik  L'allee des cyprès en Toscanie

Les cyprès
Alignés
Portaient
Le cercueil
De la route.

(Malcom de Chazal)

Illustration: Renata Rychlik

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NUMÉRO UN (Ewa Lipska)

Posted by arbrealettres sur 7 juillet 2018




    
NUMÉRO UN

La planète a été réservée.
Et alors
qu’est-ce que ça peut bien faire.

La lune est inscrite au registre du cadastre.
Le soleil légué par acte notarial.

Villes numérotées. Rues alignées.
Un destin à plusieurs chiffres.

De nouvelles guerres
sont garanties
sur les biens immobiliers du Décalogue.

Des sommes folles d’espoir
s’envolent aux enchères.

Qu’est-ce que ça peut nous faire
si l’amour
brindille qui se balance au vent
reste toujours Numéro Un
et se penche vers nous.

(Ewa Lipska)

 

Recueil: Moi ailleurs l’écharde
Traduction: Isabelle Macor-Filarska et Irena Gudaniec-Barbier
Editions: Grèges

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Eviter le détour (Norma Cole)

Posted by arbrealettres sur 26 janvier 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
(Eviter le détour)

éclats de pensée
alignés

petits navires
ils s’illuminent

**

(Not the other way round)

thought shards
lined up

little ships
lit up

(Norma Cole)

 

Recueil: Avis de faits et de méfaits
Traduction: Jean Daive
Editions: Corti

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Pavillon sur le fleuve (Wei Tch’eng-Kang)

Posted by arbrealettres sur 15 avril 2017



 

Pavillon sur le fleuve

Seul je bois le vin du printemps parfumé.
Montant sur le pavillon, déjà je suis ivre à moitié.
Qui a troublé les oies sauvages alignées?
Elles s’élancent dans l’air, en brisant les nuages sur le fleuve.

(Wei Tch’eng-K’ng)

 

 

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Le tas de bois (Yves Leclair)

Posted by arbrealettres sur 26 août 2016



Le tas de bois bien aligné
en vue des longs hivers

(Yves Leclair)

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Fruits sur la fenêtre (Hédi Kaddour)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2016



peche [800x600]

Fruits sur la fenêtre

Alors le jour, montant du fond bleuté du lac,
Vient aux fenêtres et le silence
Prend cette forme des fruits
Alignés par la chance, tandis que tremble

A contre-champ la fente d’une pêche douce
Qui parle d’heures passées à boire un air
Tiédi dans le cristal sans poison de septembre.
Collines, le ruisseau fait son bruit de captif

Sous les rondins dorés, l’heure avance
Sur un fil de soleil; de folles captures
Font aussi danser l’herbe, un être humain

Se dit qu’il n’habite qu’une moitié
De lui-même, mais la mesure, qui est unique,
L’empêche de faire de ses remords un balcon.

(Hédi Kaddour)

Découvert ici: http://revuedepoesie.blog.lemonde.fr/

 

 

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Carnac (Eugène Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 25 mai 2015



 

Carnac

Mer au bord du néant
Qui se mêle au néant

Pour mieux savoir le ciel,
Les plages, les rochers,

Pour mieux les recevoir.

Femme vêtue de peau
Qui façonne nos mains,

Sans la mer dans tes yeux,
Sans ce goût de la mer que nous prenons en toi,

Tu n’excéderais pas
Le volume des chambres.

J’ai joué sur la pierre
De mes regards et de mes doigts

Et mêlées à la mer,
S’en allant sur la mer,
Revenant par la mer,

J’ai cru à des réponses de la pierre.

Ne jouerons-nous jamais
Ne serait-ce qu’une heure,
Rien que quelques minutes,
Océan solennel,

Sans que tu aies cet air
De t’occuper ailleurs ?

Je veux te préférer,
Incernable océan,

Les bassins que tu fais
Jusqu’aux marais salants.

Là je t’ai vu dormir
Avec d’autres remords.

Mer sans vieillesse,
Sans plaie à refermer,
Sans ventre apparemment

De la mer aux menhirs,
Des menhirs à la mer,

La même route avec deux vents contraire
Et celui de la mer
Plein du meurtre de l’autre.

Le soleil, la mer,
Lequel de vous deux
Prétend calmer l’autre

Au moyen de quoi ?

Toujours les mêmes terres
A caresser toujours
Jamais un corps nouveau
Pour t’essayer à lui.

Pour garder tes nuits,
As-tu supplié
Parfois les rochers ?

Ton père :
Le silence.

Ton devoir :
Le mouvement.

Ton refus :
La brume.

Tes rêves.

Alignés, les menhirs,
Comme si d’être en ligne
Devait donner des droits.

Toi, ce creux
Et définitif

Moi qui rêvais
De faire équilibre.

(Eugène Guillevic)

 

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