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Après les remparts dans le quartier de l’Océan (Aya Cheddadi)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2018




    
Après les remparts
dans le quartier de l’Océan
vivait Khalti Samar

À son grand désespoir
son mari ce mécréant
ne buvait que du café noir

«Pourquoi boire du thé?
disait-il d’un air critique
Son goût est beaucoup trop sucré
et il amollit la logique

Prenez n’importe quelle démente
donnez-lui un thé à la menthe
et elle vous contera des histoires
que vous écouterez jusqu’au soir!

Qu’Allah me protège du merveilleux
qui s’insinue même dans les coeurs
des plus malingres et des plus vieux
pour leur faire croire au bonheur!

Faut-il que je cède au rêve
de mon épouse Samar la douce
et que pour son tajine aux fèves
le savoir je repousse ?

Faut-il que je rie ?
Faut-il que je pleure?
Faut-il que j’aille voir le cadi
pour lui parler sans candeur ?

Ah! Samar la grâce de tes yeux
est un tel baume une telle richesse
Tu ne sais pas ma sécheresse
quand tu allumes tes feux

Je suis chandelle entre tes mains
assoiffé de ta lumière
Je veux vivre entre tes seins
jusqu’à ma larme dernière»

Ainsi parlait le mari de Khalti Samar
quand elle lui versait du café noir

(Aya Cheddadi)

 

Recueil: Tunis marine
Traduction:
Editions: Gallimard

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Le vin (Jean-Claude Pirotte)

Posted by arbrealettres sur 28 novembre 2017




    
Le vin, c’est le ferment de l’émeute.
Le comble de l’esprit d’insurrection, de civilisation.
L’alcool de vin, marc, fine, c’est le sommet de l’expérience mystique.
Comment pouvons-nous oublier que l’eau se change en vin?
Oublier que la rose et la vigne sont les ornements du jardin d’Allah?

(Jean-Claude Pirotte)

Découvert ici: http://www.bulledemanou.com/

 

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J’étais le plongeur (Henri Cazalis)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2017




    
J’étais le plongeur de l’océan de l’être ;
j’allais, à travers les abîmes, chercher la perle de ton amour :
pourquoi tant de monstres, Ô Allah, sont-ils venus m’épouvanter?

(Henri Cazalis)

 

Recueil: Le livre du Néant
Editions: Alphonse Lemerre

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