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Poésie

Posts Tagged ‘alléger’

A l’Heure du Couchant (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 20 juillet 2017



Illustration: Alphonse Osbert
    
A l’Heure du Couchant

Voici : Mon coeur est plein de chuchotements tristes
Et mes yeux sont remplis de brume, vers le soir…

En vain le couchant fait pleuvoir ses améthystes
Et me promet la nuit et le silence noir…

Rien ne peut alléger le poids lourd qui m’oppresse
Et m’inflige soudain une étrange paresse.

Je sens la vanité de tout ce que j’aimais,
Et qui ne me sera plus si cher désormais…

Puisque mes souvenirs deviennent infidèles,
Que je m’enfuie enfin ! Qu’on me prête des ailes !

(Renée Vivien)

 

Recueil: Dans un coin de violettes
Editions: E. SANSOT & Cie

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Je viens d’acheter un pantalon blanc (Pierre Albert-Birot)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2017



    
Je viens d’acheter un pantalon blanc
Pour faire plaisir au soleil
La clarté allège notre monde
Et il y a des gens lourds dans le fond des maisons
Comme des roches au fond des eaux
Les maisons ne sont pas toutes de la même hauteur
Les hommes non plus
Les petites ont à porter l’ombre des grandes

(Pierre Albert-Birot)

 

Recueil: Poèmes à l’autre moi précédé de La Joie des sept couleurs et suivi de Ma morte et de La Panthère noire
Editions: Gallimard

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Je voudrais bien richement jaunissant (Pierre de Ronsard)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2017



Je voudrais bien richement jaunissant
En pluie d’or goutte à goutte descendre
Dans le beau sein de ma belle Cassandre,
Lors qu’en ses yeux le somme va glissant.

Je voudrais bien en taureau blanchissant
Me transformer pour finement la prendre,
Quand en avril par l’herbe la plus tendre
Elle va, fleur, mille fleurs ravissant.

Je voudrais bien alléger ma peine,
Être un Narcisse, et elle une fontaine,
Pour m’y plonger une nuit à séjour ;

Et voudrais bien que cette nuit encore
Durât toujours sans que jamais l’Aurore
Pour m’éveiller ne rallumât le jour.

(Pierre de Ronsard)

Illustration: Alexander Sigov

 

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Paroles pour alléger ce qui est lourd (Jean-Marie Henry)

Posted by arbrealettres sur 19 décembre 2016



Paroles pour alléger ce qui est lourd

Je marcherai avec les muscles
des pattes du petit caribou

Je marcherai avec les muscles
des pattes du petit lièvre

J’éviterai d’aller vers la nuit,
j’irai vers le jour

(Jean-Marie Henry)

Découvert ici chez Lecture-Ecriture

 

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Le petit cheval blanc (Albane Gellé)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2016



le petit cheval blanc dans ma tête
il n’est pas seulement dans ma tête
il est blanc
il est dehors
je vais avec lui
voir les oiseaux les rivières
tout ce qui est grand et vert
il m’emmène toute entière
il porte mes doutes mes humeurs
alors galoper
disperse
abandonne
allège

(Albane Gellé)

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AU REVOIR (Luc Decaunes)

Posted by arbrealettres sur 1 février 2016



 

Alexandre Pavlenko  (1)

AU REVOIR
A Gaby Gebbing.

Une nuit je te vois sortir de l’ombre comme un cri
Tu n’as rien dans les mains que ta petite robe
Que tu me montres avec un sourire fatigué
Ton coeur est transparent la lumière est ancienne
Quelque chose d’infiniment fragile te soutient
Et la douceur de tes gestes qui se souviennent
Lie au bord du silence ton coeur avec le mien

Tu es seule tu viens à moi tu te rassures
Le feuillage du saule tremble au lourd désir

Tu n’as rien dans tes mains et là
Sur ta figure
Une goutte de sang

Une goutte de sang pour toute la lumière
Une goutte de sang peut-être la dernière
Et la seule
Oh peut-être la seule chose
Que j’aie jamais bien vue de toi

Tu te tiens immobile et seule devant moi
Ta robe chiffonnée entre tes jeunes bras
Ta nudité pareille à du bois vert qui saigne
Ta nudité miroir de sève nid paré
Pour aveugler pour alléger
Mon remords lugubre et ma peine

Je reconnais le songe triste de tes lèvres
Les bijoux du pardon les bagues de la fièvre
« Où étais-tu qui t’a volé qui t’a repris
« Qui donne à ton regard cette esquive de nuit
e Moi qui t’aime moi qui te vois moi qui t’espère !
O simple amour
O voix secourable et si fière
Et sous les paupières brisées
Cette fraîcheur cette douceur épouvantables
Cette inexorable douceur
Où le bonheur est enfermé
Dans la claire prison des larmes

Je me souviens soudain je vois ton sang
Couler pour l’étrange vendange
Je me souviens du sang sur les premières branches
Du peu de sang que tu montras
Je vois ce sang parer mes mains
J’ai dans la bouche
Le goût de ce sang jeune et triste qui s’en va

Sur ce miroir pillé qui fermera les bras ?

Dans l’herbe neuve où le soleil bat de l’aile
Dans l’herbe rayonnante et triste comme toi
Ta tête roule au bord du jour interminable
Une poignée de sang une poignée de sable
Ta robe qu’une main inconnue chiffonna
Et ta chair désolée et tes yeux loin des larmes
Et ton amour là
Devant moi

Au revoir au revoir je n’oublierai personne

(Luc Decaunes)

Illustration: Alexandre Pavlenko

 

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Comme un vieux Chinois… (Pierre Menanteau)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2015




Comme un vieux Chinois qui peint avec art
Une libellule, un jonc qui s’incline
Vers le double éclat d’un beau nénuphar,
Est-ce toi, crapaud, dont le chant dessine

Sous la lune bleue un monde moins froid?
Un souffle invisible attendrit l’espace.
Les monts embrumés allègent le poids
Qui comprime encor la claire surface.

(Pierre Menanteau)

Illustration

 

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Corps du savoir (Mohammed Dib)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2015


couple

alléger la paix et dire
la tendresse d’une hanche
ou sa connivence nue

abandonner le regard
sous le couvert de l’ombre
et retarder le moment

en remonter la marée
moins forte que les bras
plus claire que le feu

avec des avertissements
la voix aura peut-être parlé
mais l’aurait-il fallu

(Mohammed Dib)

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Prélève un galet, (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 20 juillet 2015


galet

Prélève un galet,
la montée s’allège.

(Pierre Dhainaut)

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