Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘alourdi’

Aller dans les marchés (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 7 octobre 2019



Aller dans les marchés
Voir légumes et fruits
Rappeler les forêts
Alourdies de girolles.

(Guillevic)

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Mémoire (Évelyne Trouillot)

Posted by arbrealettres sur 28 avril 2019



Andrius Kovelinas  s - With Love 

Mémoire

Le frémissement de nos souffles
se désagrège
comme des pétales
prisonniers de la main qui flétrit
je voudrais conserver le temps dans une mémoire
sans tangage ni tremblements
et retrouver la virginité de l’espoir
où les mères ne meurent pas
obscurcies de rêves détruits
d’enfants cassés
de chagrins enfouis
de mille histoires que nul ne dira
si ce n’est cette mémoire alourdie de larmes

(Évelyne Trouillot)

Illustration: Andrius Kovelinas

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Emmenez-moi (Charles Aznavour)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2018




    
Emmenez-moi

Vers les docks où le poids et l’ennui
Me courbent le dos
Ils arrivent le ventre alourdi
De fruits des bateaux

Ils viennent du bout du monde
Apportant avec eux des idées vagabondes
Aux reflets de ciels bleus
De mirages

Traînant des senteurs poivrées
De pays inconnus
Et d’éternels étés où l’on vit presque nus
Sur les plages

Moi qui n’ai connu toute ma vie
Que le ciel du nord
J’aimerais débarbouiller ce gris
En virant de bord

[Refrain]
Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

Dans les bars à la tombée du jour
Avec les marins
Quand on parle de filles et d’amour
Un verre à la main

Je perds la notion des choses
Et soudain ma pensée
M’enlève et me dépose
Un merveilleux été
Sur la grève

Où je vois tendant les bras
L’amour qui comme un fou
Court au devant de moi
Et je me pends au cou
De mon rêve

Quand les bars ferment, que les marins
Rejoignent leur bord
Moi je rêve encore jusqu’au matin
Debout sur le port

[Refrain]
Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

Un beau jour sur un rafiot craquant
De la coque au pont
Pour partir je travaillerais dans
La soute à charbon

Prenant la route qui mène
À mes rêves d’enfant
Sur des îles lointaines
Où rien n’est important
Que de vivre

Où les filles alanguies
Vous ravissent le cœur
En tressant m’a t’on dit
De ces colliers de fleurs
Qui enivrent

Je fuirais laissant là mon passé
Sans aucun remords
Sans bagage et le cœur libéré
En chantant très fort

[Refrain]
Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil…

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil…
Lalalalalalalalalalalalalalalala…
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil…
Lalalalalalalalalalalalalalalala…

(Charles Aznavour)

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Paysages (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2018



Don Hong-Oai  005

Paysages

Derrière le visage et le geste
Les êtres taisent leur réponse
Et la parole dite alourdie
De celles qu’on ignore ou qu’on tait
Devient trahison

Je n’ose parler des hommes je sais si
Peu de moi

Mais le Paysage

Livré à mes yeux pour son reflet qui
Est aussi son mensonge glisse dans
Mes mots j’en parle sans remords
Reflet qui est moi-même et le visage
Des hommes mon unique tourment

Je parle de Désert sans quiétude
Sillonné des tourmentes du vent
Soulevé aux entrailles
Aveuglé de ses sables
Laissé aux solitudes sans toit
Jaune comme la mort
Qui parchemine
Face contre le soleil

Je parle
Des pas de l’homme si rares
En son aridité
Mais chéris comme le refrain
Jusqu’à l’autre passage
Du vent jaloux

Et de l’oiseau si rare
Qui de son ombre fuyante
Panse les blessures que donne le soleil

Et de l’arbre et de l’eau
Que l’on nomme Oasis
Du nom d’une femme aimée

Et je parle de la Mer rapace qui reprend
Les coquillages aux grèves
Les vagues aux enfants

Mer sans visage
Au cent visages de noyés
Qu’elle enroule d’algues
Rend glauques et glissants
Comme les bêtes marines

Mer insensée telle une histoire sans fin
Détachée de l’angoisse
Pleine de contes de mort

Et je parle de vallées ouvertes
Aux pas fertiles de l’homme
Au désordre de la fleur
De cimes confinées

De montagnes de clarté
Que dévore la fauve course des sapins

Et des sapins qui savent
L’accueil des lacs
La noirceur des sols
Et les sentiers qui errent

Echos de ces visages
Qui hantent nos matins.

(Andrée Chedid)

Illustration: Don Hong-Oai

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Qui se donne (Ariane Dreyfus)

Posted by arbrealettres sur 12 mars 2018




    
Qui se donne on le voit nu si près
Comme un muscle de la vague

Enfle

Soudain si fragile et lien si puissant
Le sexe, sa douceur alourdie
Si proche qu’on ouvre la bouche,
Réponse longtemps.

Sa demeure enroulée.
L’amour creuse, l’amour soulève,
Et la mort forcément attendra.

Encore

Chuchotements possibles
Dans le plus grand noir.

Homme, femme,
Aux mains différentes,
Heureuses, curieuses.

(Ariane Dreyfus)

 

Recueil: Iris c’est votre bleu
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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Le ciel nuageux (Kazuko Okada)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2017



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Le ciel nuageux
alourdi
par les cerisiers en fleurs

(Kazuko Okada)

 

 

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La mort d’Ophélie (Ernest Legouvé)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2017



Illustration: Arthur Hughes
    
La mort d’Ophélie

Auprès d’un torrent Ophélie
cueillait, tout en suivant le bord,
dans sa douce et tendre folie,
des pervenches, des boutons d’or,
des iris aux couleurs d’opale,
et de ces fleurs d’un rose pâle
qu’on appelle des doigts de mort.

Puis, élevant sur ses mains blanches
les riants trésors du matin,
elle les suspendait aux branches,
aux branches d’un saule voisin.
Mais trop faible le rameau plie,
se brise, et la pauvre Ophélie
tombe, sa guirlande à la main.

Quelques instants sa robe enflée
la tint encor sur le courant
et, comme une voile gonflée,
elle flottait toujours chantant,
chantant quelque vieille ballade,
chantant ainsi qu’une naïade
née au milieu de ce torrent.

Mais cette étrange mélodie
passa, rapide comme un son.
Par les flots la robe alourdie
bientôt dans l’abîme profond
entraîna la pauvre insensée,
laissant à peine commencée
sa mélodieuse chanson.

(Ernest Legouvé)

 

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Bouquet (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2017



 Illustration
    
Bouquet

Plus de jours ténébreux, plus d’ombres monotones,
Le rêve que j’ai fait les métamorphosa,
Le printemps a jailli des mauves anémones,
Des roses, des oeillets, de l’or des mimosas.

Une abeille à travers mon coeur vibre et chantonne
Sous les rameaux pourprés et que l’aube arrosa,
Et mon bois tout entier ensoleillé résonne,
Clavecin qu’effleura jadis Cimarosa.

Le vent qui me caresse a la tiédeur d’un cygne
Et loin de ce qui fait qu’on pleure et se résigne,
Des horizons brumeux et des désirs navrés,

Je savoure, oublieux des heures affadies,
Les parfums s’exhalant des tiges alourdies,
Doux comme des aveux aux lèvres soupirés.

(Marie Dauguet)

 

 

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