Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘altérée’

Marais salants (Paul Louis Rossi)

Posted by arbrealettres sur 5 mai 2018



 

Marais salants

Terre aride
et sèche
pleine de crevasses

Terre désséchée
terre altérée
terre assoiffée

Terre gorgée de sel
tu souffres le martyre
sous ce soleil de plomb

Tu saignes
terre à chardons
et à coquelicots

(Paul Louis Rossi)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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LE SOUVENIR D’ILARIE VORONCA (Luc Decaunes)

Posted by arbrealettres sur 1 février 2016



 

Victor Brauner  ILARIE VORONCA 2-5

LE SOUVENIR D’ILARIE VORONCA

J’aurais pu donner la vie
A des fantômes à des reflets errants
J’ai préféré les êtres vivants
Leurs mains actives et cruelles
Leurs bouches pleines jusqu’aux dents
De paroles imprévisibles
Leurs yeux qui vont rire ou pleurer
Et je ne sais comment cela s’est fait
Mais voici que mes propres mains sont mouillées
De leurs larmes de leurs sourires
Et qu’entre les doigts écartelés se lève
L’éclatant matin de réconciliation.

J’ai préféré les êtres de la vie
Que je voyais passer la tête haute
Autour du corps meurtri d’une femme,
Pauvre ange ?
As-tu toujours les yeux fermés ?

Ce n’est pas toi je le sais bien.
Ce soir on va mener la vie un peu plus loin.
L’ombre brisée révèle son squelette de lumière;
La terre douce se referme sur tes lèvres;
Bouche altérée, bouche blessée, le vent s’écarte
De tes songes où rien de pur n’a subsisté.
Plus haut c’est la source des arbres;
La lune faible luit, les feuilles parlent;
Un peu d’herbe reluit dans un creux de mémoire;
Tu n’es pas revenu, tes mains vides sont noires;
Mon ombre là, comme une sourde,
Comme une source déchirée,

Mon ombre qui a peur de ne jamais te reconnaître.

(Luc Decaunes)

Illustration: Victor Brauner

 

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LE RENARD (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 14 août 2015




LE RENARD

Dans nos nuits parfois rôde un renard
qui sur la terre dormante
cherche un vivre hasardeux
frôlant la feuille sucrée
et d’un long rêve de rapines
d’enfance et de honte
empli pourtant des mystères du pain chaud
et du feu ardent des chaumières
l’on s’éveille la gorge altérée.

(Jean Follain)

Illustration

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