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Poésie

Posts Tagged ‘amants’

AMANTS (Alejandra Pizarnik)

Posted by arbrealettres sur 12 novembre 2018




AMANTS

une fleur
non loin de la nuit
mon corps muet
s’ouvre
à la délicate urgence de la rosée

(Alejandra Pizarnik)

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LE PASSAGE AVIDE (Jean Mambrino)

Posted by arbrealettres sur 5 juillet 2018



LE PASSAGE AVIDE

Là-haut la colline
est fraîcheur.

Non par la brise
par le contact
du ciel.

Mais au fond
de la vallée
s’enfouit le soleil.

Dans l’ombre
qui est l’ardeur
de la vie.

Corps et coeurs brûlants
des amants
des mourants.

Là-haut le vide
est frais
la lumière surprise.

Entre les deux l’éveil
l’énergie.

(Jean Mambrino)


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Les amants (Hölderlin)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2018



Nous séparer, c’est nous qui l’avions décidé,
l’estimant bon et sage;
Alors, pourquoi l’accomplissant,
l’acte fut-il affreux comme un assassinat?
Hélas! nous nous connaissons peu
Car règne en nous un dieu.

(Hölderlin)


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Amants, heureux amants (Gérard Noiret)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2018



– Amants, heureux amants,

tous autant que nous sommes
– Nous vous aimons
– Nous vous envions
Dans le bouillonnement d’être un homme,
une femme, deux verticalités
Pull contre pull,

deux tensions qui se prodiguent la moiteur
– Deux biographies qui d’étreignent,
échangent leurs frontières, ivres
– D’être plus que le terre, le ciel,
les quatre éléments,
ivres dans l’imposture délicate
Du verbe durer
– Vous condensez en quelques respirations,
l’histoire de la tendresse au plaisir accordée
Et le silence autour de vous n’a plus la même certitude
– Ni les murs, ni la faim
Vous êtes une naissance de paumes,
un midi à hauteur des lèvres

Vous êtes, vous êtes …
– Amants, heureux amants …

(Gérard Noiret)

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Désertez ! (René Char)

Posted by arbrealettres sur 1 janvier 2018



Fruit qui jaillissez du couteau,
Beauté dont saveur est l’écho,
Aurore à gueule de tenailles,
Amants qu’on veut désassembler,
Femme qui portez tablier,
Ongle qui grattez la muraille,
Désertez ! désertez !

(René Char)


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Je parle d’une rose (Georges Schehadé)

Posted by arbrealettres sur 20 août 2017


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Sous un feuillage indifférent à l’oiseau salarié
Je dis que les pommes sont justes et belles
Dans la tristesse du matin
Je parle d’une rose plus précieuse
Que les rides du jardinier

Parce que les livres sont dans les chambres
Parce qu’il y a de l’eau dans le corps des amants

(Georges Schehadé)

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Sur ta gorge (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2017



Sur ta gorge mes mains voyagent,
sur tes hanches, dans la forêt,
et dans la nuit rouge des branches
elles vont vers où je vais:
sur les sables d’une grève
où dans le soleil et le vent
s’entremêlent les amants.

(Jean Joubert)


Illustration: William Bouguereau

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La Veillée (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 19 janvier 2017


7-amants

 

nuit, renard de glycine
les amants se perdent
dans des géométries nouvelles
sous les toits
des mains sans bagues
tressent des poèmes

(Daniel Boulanger)

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Quelque chose pour eux s’est ouvert (Rilke)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2016



Nous, jamais, pas un seul jour,
n’avons le pur espace devant nous,
celui qu’investissent à l’infini
les fleurs quand elles s’ouvrent.

Toujours, c’est le monde,
jamais ce nulle-part exempt de toute négation:
le pur, ce que rien ne surveille,
que l’on respire et que l’on sait
d’un savoir infini
sans pour autant le convoiter.

Enfant, tel ou tel
s’y égare sans bruit: une secousse le réveille.
Ou bien, tel autre meurt: il est alors cela.
Car tout près de la mort on ne voit plus la mort,
et l’on regarde fixement au-dehors,
avec peut-être les grands yeux de l’animal.

Les amants, n’était l’autre qui leur barre la vue,
n’en seraient guère loin:
ils ont ce regard étonné…
Comme par inadvertance,
quelque chose pour eux s’est ouvert
en arrière de l’autre…
Mais nul ne peut passer par-dessus l’autre,
et le monde leur advient de nouveau.

Toujours tournées vers les choses créées
nous ne voyons jamais que miroiter sur elles
l’élément libre, mais qu’obscurcit notre présence.
A moins qu’un animal,
une bête muette
lève vers nous les yeux,
et nous transperce calmement de son regard.
C’est cela que l’on nomme le destin:
être en face et rien d’autre,
oui, à jamais en face.

***

Haben nie, nicht einen einzigen Tag,
den reinen Raum vor uns, in den die Blumen
unendlich aufgehn. Immer ist es Welt
und niemals Nirgends ohne Nicht: das Reine,
Unüberwachte, das man atmet und
unendlich weiß und nicht begehrt. Als Kind
verliert sich eins im Stilln an dies und wird
gerüttelt. Oder jener stirbt uns ists.
Denn nah am Tod sieht man den Tod nicht mehr
und starrt hinaus, vielleicht mit großem Tierblick.
Liebende, wäre nicht der andre, der
die Sicht verstellt, sind nah daran und staunen . . .
Wie aus Versehn ist ihnen aufgetan
hinter dem andern . . . Aber über ihn
kommt keiner fort, und wieder wird ihm Welt.
Der Schöpfung immer zugewendet, sehn
wir nur auf ihr die Spiegelung des Frein,
von uns verdunkelt. Oder daß ein Tier,
ein stummes, aufschaut, ruhig durch uns durch.
Dieses heißt Schicksal: gegenüber sein
und nichts als das und immer gegenüber.

(Rilke)

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Il ne reste qu’à attendre la tristesse de l’automne (Saigyô)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2016



Sans égal
le supplice des âmes
dans le flot noir des flammes
serait-ce le juste châtiment
pour la passion nocturne des amants?

En toute liberté l’herbe d’été
ne cesse de croître
comme l’amour
il ne reste qu’à attendre
la tristesse de l’automne

(Saigyô)

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