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Poésie

Posts Tagged ‘(André Frénaud)’

Ce qui s’était perdu (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2019



Ce qui s’était perdu

Grand saint Antoine de Padoue,
Ô rends-le-moi sous par sou,
pour qu’en chaque instant soit la Joie.

(André Frénaud)

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Midi (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 19 janvier 2019


midi


L’oeuf du clocher, l’horloge,
est doucement épris de l’immobile été,
le temps le couve et dort.

(André Frénaud)

 

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CHANSON (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 23 décembre 2018



 

CHANSON

REVENU du désert
me tenant agrippé
au bord du renouveau
et voici
du repos qui console
à ma joie débordée
que scintille frileux
– ô matin – ô bonté –
la dentelle et les fleurs
Noël aubépine blancheur
mon amour

Le sourire de la plénitude
sensible comme la colombe
Seules des caresses furtives
avec les mains de la neige

Venez nous irons nous marier
dans un pays plus clair

Mais toujours à merci
du néant qui m’entraîne
à chercher sous l’écaille
ce qu’il faut pour nourrir
à l’étal de ma vie
cette angoisse
je retourne au désert
emportant avec moi
le sel noir de tes larmes
la tendresse entr’ouverte
Noël aubépine ô blancheur.

(André Frénaud)

 

 

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Coeur mal fléché (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2018


La flèche qui se prépare, qui te dépasse, qui t’agace,
qui se rapproche, qui se détourne,
la flèche qui se fichera,
qui te délivra,
ta flèche.

Qui la garde?
Tenue sous quel sein
qui peut-être s’y blesse.
Empennée d’un sang qui cherche le tien.
Elle chemine en vain, se tend, elle tremble.
Elle doit t’atteindre… Oh! Comme elle te manque,
celle qui t’attend, qui ne sait pas, qui gémit.

(André Frénaud)

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Prodige (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 11 octobre 2018



Prodige

Alors les vaches, toutes ensemble,
se tournèrent vers moi
pour me bénir.

(André Frénaud)


Illustration

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Les oies sauvages (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 21 août 2018


oies

 

Nous avons vu passer les oies sauvages,
elles n’apaiseront pas nos rancunes.
Triangle pépiant… Celui de mon amie,
duveté trop doux pour ne pas partir aussi!

(André Frénaud)

 

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Ce miroitement (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 21 août 2018



 

Ce miroitement

Ce miroitement n’annonçait pas la lumière.
Je le savais, et toujours ce n’est rien.
La lueur d’un ancien regard perdu
empêchera le monde de briller.

Doucement hagarde, au sourire clair, déserte.
Des vertus, j’en ai honte.
Si je suis bonne c’est pour m’amuser.
Aride, impénétrable.

Pour rameuter les petites espérances,
m’en faire un nid qui ne serait pas froid,
le semblant d’un bien, tout comme.

Partir à l’aventure et poursuivie.
À parcourir à tout hasard le vide,
me divertira bien une fois un sourire.

Sans me démunir du désastre le miracle
d’un visage parmi les arbres, poignant.
Flammes vives pour moi mortes,
toutes pareilles, moi morte.

Plutôt qu’à vous qui voulez me combler,
je fais appel au désert inlassable.

(André Frénaud)

Illustration: Caroline Duvivier

 

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Le centre est là (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2018




Le centre est là
partout qui manque,
et le poète,
avec ses paroles qui s’avancent et se reprennent,
qui repartent,
ne pourrait que former,
comme une marguerite,
une couronne,
qui se déploierait alentour du pressenti
oeuf d’or, trop éblouissant
pour que jamais
il se puisse voir.

(André Frénaud)

 

 

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L’azur (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2018


L’azur a-t-il été un vrai morceau du temps?
N’ai-je pas imaginé une vacance dans l’opaque?
Etais-tu venue, toi qui t’en es allée?
Ai-je été ce feu qui s’aviva, disparut?

(André Frénaud)

Illustration: Vladimir Kush

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Mortelle (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 10 juillet 2018



Mortelle

Pour charmer
ta chevelure
de luciole,
Deborah,
toute la mer
a ourlé
ses tempêtes
en dentelles
à tes genoux.

(André Frénaud)

 

 

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