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Poésie

Posts Tagged ‘(André Velter)’

Il n’y a pas à fuir (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2018



si le seuil est en flammes
il n’y a pas à fuir
mais à trouer le feu
pour lui voler son âme

(André Velter)


Illustration

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D’un seul élan (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2018



boule de muscles
ramassés au grand galop
l’homme et sa monture
chargent d’un seul élan
l’aveuglement et la lumière

(André Velter)


Illustration

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Là-bas (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2018



là-bas des soleils contraires
éveillent les ténèbres et le jour
ce qu’ils éclairent ne se voit pas

(André Velter)


Illustration: Odilon Redon

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Le danseur (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2018



le danseur est celui
qui sait réaccorder
la beauté et la terre

celui qui bat le sol
les bras dans la lumière

celui qui porte un ange
sur ses épaules nues

celui qui vit léger
avec une prière
et un pacte d’amour

(André Velter)

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La poésie (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018




    
La poésie ne peut être coupée ni du sacré ni du réel.
Elle n’est pas un réservoir de mots d’ordre.
Elle a du souffle et pas de frontières.

Sa langue lui appartient,
mais elle appartient à la rumeur des langues.
Opaque à tout populisme, elle n’a pas à craindre d’être populaire.

Si elle est vécue,
elle change la vie.

(André Velter)

 

 

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À l’infini (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018




    
À l’infini

Là-haut, tu es. Là-haut quoiqu’il advienne,
femme-soleil d’un miracle à jamais
que rien ne sépare de la pure lumière
ni du souffle ascendant de notre amour promis

à une autre altitude. Tu es là, hors d’atteinte,
hors du monde où meurent les âmes et les corps.
Tu danses sur l’horizon que je porte en moi
pour abolir l’espace et le temps. Tu vis à l’infini.

(André Velter)

 

 

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Où que tu sois, je t’aime (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018



Illustration: Salvador Dali
    
Où que tu sois, je t’aime

Pour te rejoindre
nul parcours sur la terre,
il y faut l’ascension
de la montagne immense
qui me déchire le coeur.

Là tout est vertical,
de l’abîme du sang
aux mille soleil de l’âme,
une épée de lumière
et pas un seul sentier.

Est-ce mon amour
au souffle fragile,
à la fougue patiente
et légère, qui va ouvrir
la septième voie ?

Amour sauvage que tu voulais
libre du chasseur et de la proie,
amour qu’inventait l’amour
sans un appui sans une corde,
amour absolu, tout à toi.

(André Velter)

 

 

 

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Très haut amour (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018



    

Très haut amour à présent que tu meures

La neige a tué mon plus bel horizon,
la neige a bloqué les issues et les rêves,
la neige de la grande nuit a ruiné notre ciel.

Très haut amour à présent que tu meures

(André Velter)

 

 

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Très loin du règne du pareil au même (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2018



très loin du règne du pareil au même
leur bivouac ouvert à tous les vents
ne renie rien du labeur des voyages
ni l’enclume qui bat
ni le violon qui chavire
ni l’écho du hurlement des loups
perdu au halo de la lune
avec pour incurable nostalgie
le mal d’un pays qui n’existe pas

(André Velter)


Illustration

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L’ÉTÉ (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 18 décembre 2017



L’ÉTÉ

Joie nouvelle d’une fièvre
D’une saison secrète
Moins friables par surcroît de ténèbres
Ou avis de grand frais
Et cette marque au fer
Qui charme le destin
Sous un bracelet de cuir

Un écart volontaire a tout désarçonné
L’horizon s’est retrouvé avec un peu plus de ciel
Un peu plus de latitude inconnue
Et un projet de coupe claire

Au point du jour
C’est déjà le beau midi de la lumière
L’ardeur dans les coursives qui ouvrent sur le désert
Comme on étreint cet impossible été
Au goût de soufre et de miracle
En se regardant dans les yeux

(André Velter)

Illustration

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