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Poésie

Posts Tagged ‘anéanti’

Je veux tout donner (Miriam Silesu)

Posted by arbrealettres sur 1 mars 2019




    
Je veux tout donner.
Je sais trop bien que tout ce que j’aurais pu garder sera anéanti.

La division sans reste est la victoire.
Le reste est la faille qui parcourrait mon éternité d’une faille fatale.

Je dois tout donner ou il ne me restera rien.

(Miriam Silesu)

 

Recueil: Cinéraire
Traduction:
Editions: Lettres vives

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LA PLUIE (Pierre Morhange)

Posted by arbrealettres sur 16 février 2019



LA PLUIE

La pluie et moi marchions
Bons camarades
Elle courait devant et derrière moi
Et je serrais notre trésor dans mon coeur
Elle chantait pour nous cacher
Elle chantait pour endormir mon coeur

Elle passait sur mon front sa peau mouillée
Et humaine ma chère pluie
Elle tendait l’oreille
Pour savoir si mon chant silencieux était anéanti

Elle me met les mains sur les épaules
Et court tant haut dans la plaine du ciel
Et tant me montre les diamants du soleil
Et tant toujours me caresse la peau
Et tant toujours me chante dans les os
Que je deviens un bon camarade

J’entonne une grande chanson
Qu’on entend et les cabarets et les oiseaux
Disent à notre passage Maintenant
Ils chantent tous les deux

(Pierre Morhange)

Illustration

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Extase (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 18 novembre 2017



Illustration: Louis Pierre Verwee
    
Extase

D’un coeur passionné savourons notre rêve
Avant que la vie dure et fausse nous l’enlève,
O mon amour, viens nous asseoir
Sous les saules d’azur pleurant au bord du soir.

Tout fuit intensément, embrassons notre songe;
Que l’heure nous oublie et pour nous se prolonge,
Et que, sans jamais s’épuiser,
Renaissent, floraisons brûlantes, nos baisers.

La cétoine s’endort gitée au coeur des roses;
Comme une hostie au fond d’un ciboire repose,
Qu’entoure un mystique halo,
Dans ton âme et ta chair tout mon être est enclos.

Et nous nous étreignons, expirants, bouche à bouche,
Pendant que les grands lys penchés sur notre couche
Y versent des parfums d’autel.
Anéantis au flux du désir immortel,

Aimons-nous, mes amours! Ayons pour seule envie,
Puisque l’heure agonise et que s’enfuit la vie,
Lèvre à lèvre, d’avoir goûté,
Dans un spasme trop bref, toute une éternité!

(Marie Dauguet)

 

 

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Extase (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2017



Illustration: Malanie Quentin
    
Extase

D’un coeur passionné savourons notre rêve
Avant que la vie dure et fausse nous l’enlève,
O mon amour, viens nous asseoir
Sous les saules d’azur pleurant au bord du soir.

Tout fuit intensément, embrassons notre songe;
Que l’heure nous oublie et pour nous se prolonge,
Et que, sans jamais s’épuiser,
Renaissent, floraisons brûlantes, nos baisers.

La cétoine s’endort gitée au coeur des roses;
Comme une hostie au fond d’un ciboire repose,
Qu’entoure un mystique halo,
Dans ton âme et ta chair tout mon être est enclos.

Et nous nous étreignons, expirants, bouche à bouche,
Pendant que les grands lys penchés sur notre couche
Y versent des parfums d’autel.
Anéantis au flux du désir immortel,

Aimons-nous, mes amours! Ayons pour seule envie,
Puisque l’heure agonise et que s’enfuit la vie,
Lèvre à lèvre, d’avoir goûté,
Dans un spasme trop bref, toute une éternité!

(Marie Dauguet)

 

 

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Un matin (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 4 octobre 2017




    
Un matin, une bien-aimée dit à son amant pour le mettre à l’épreuve :
«Ô homme de douleur, qui aimes-tu le plus de moi ou de toi ?»

Il répondit: «J’ai tellement été anéanti en toi,
que je suis rempli de toi de la tête aux pieds!

Rien ne reste de mon propre être, hormis le nom.
Dans mon être, ô ma douce,il n’y a que toi.
J’ai été annihilé comme le vinaigre dans un océan de miel».

De même, une pierre transformée en rubis parfait
se remplit des attributs du soleil.
(…)

Même si elle s’aimait elle-même,
ce serait de l’amour pour le soleil, ô jeune homme.

Même si elle aimait le soleil du plus profond de son âme,
elle serait assurément amoureuse d’elle-même

(Mawlana Rûmî)

 

 

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Ce soir (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 7 août 2017



Illustration: Le Bernin
    
Ce soir, retire complètement mon esprit de mon corps,
afin que je n’aie plus ni forme ni nom en ce monde!
En ce moment je suis ivre en Toi, donne-moi une autre coupe!
Alors je serai effacé des deux mondes en Toi.

Lorsque je me serai anéanti en Toi et serai devenu ce que Tu sais,
alors je prendrai la coupe du non-être et je la boirai coupe après coupe
[…]

Donne-moi à chaque instant le vin du non-être;
lorsque je serai entré dans le non-être,
je ne ferai plus de différence entre la maison et son toit.
[…]

Soulève les vagues du non-être afin de m’emporter au large!
Jusqu’à quand arpenterai-je le rivage de l’Océan dans la crainte?

(Mawlana Rûmî)

 

 

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La rose écarlate (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2017




    
La rose écarlate déchire sa robe,
et je suis le seul à savoir pourquoi

Le pauvre rossignol anéanti par la souffrance
soupire devant la rose qui parade.

Toutes les beautés du jardin disent :
« La rose me regarde ».

Le rossignol répond : « C’est pour moi, l’infortuné,
qu’elle fait tout ce charme ».

Le platane a levé ses mains en signe de lamentation,
te dirai-je ses supplications ?

 

(Mawlana Rûmî)

 

 

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Ce soir (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2017



    
Ce soir, retire complètement mon esprit de mon corps,
afin que je n’aie plus ni forme ni nom en ce monde !

En ce moment je suis ivre en Toi, donne-moi une autre coupe !
Alors je serai effacé des deux mondes en Toi.

Lorsque je me serai anéanti en Toi et serai devenu ce que Tu sais,
alors je prendrai la coupe du non-être et je la boirai coupe après coupe (…)

Donne-moi à chaque instant le vin du non-être ;
lorsque je serai entré dans le non-être,
je ne ferai plus de différence entre la maison et son toit. (…)

Soulève les vagues du non-être afin de m’emporter au large !
Jusqu’à quand arpenterai-je le rivage de l’Océan dans la crainte ?

(Mawlana Rûmî)

 

 

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Le Miroir des âmes simples anéanties et qui seulement demeurent en vouloir et désir d’amour (Marguerite Porète)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2017



 

Ernest Pignon-Ernest  extases mn

Le Miroir des âmes simples anéanties et qui seulement demeurent en vouloir et désir d’amour
(extraits)

L’âme est si enivrée de la connaissance de l’amour
et de la grâce de la divinité pure
qu’elle est toujours ivre de connaissance et remplie des louanges de l’amour divin ;
et non seulement ivre de ce qu’elle a bu,
mais entièrement ivre et plus qu’ivre
de ce que jamais elle n’a bu, ni jamais ne boira.

(Marguerite Porète)

Illustration: Ernest Pignon-Ernest

 

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Je sais que mon amoureux ne peut pas être loin (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2017



Ô Narad !
je sais que mon amoureux ne peut pas être loin.

Quand mon amoureux s’éveille, je m’éveille;
quand Il dort, je dors.

Il sera anéanti celui qui afflige mon Bien-Aimé.
Là où l’on chante ses louanges, là je vis.

Quand Il marche, je marche devant Lui.
Mon coeur soupire après mon Bien-Aimé.

Un pèlerinage sans fin se déroule à Ses pieds
et des millions de dévots y sont prosternés.

Kabîr dit : « Le Bien-Aimé Lui-même
révèle la gloire du véritable amour. »

(Kabîr)

 

 

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